5 groupes post-punk de l’Est de la France Commentaires fermés sur 5 groupes post-punk de l’Est de la France 1599

Et si Grand Blanc n’était que la face émergée de l’Iceberg ? Dans l’est de la France, un collectif nommé « La Grande Triple Alliance internationale de l’Est » regroupe une légion de groupes rock (et moins rock). Une scène incestueuse où chacun est susceptible d’aller jouer chez les autres et qui n’hésite pas à choisir des pseudonymes entretenant la confusion avec d’autres groupes existants. Des petits vicieux qui se nomment Le Chômage, The Normals, Ventre de biche, The John Merricks ou Le Sport… Qui gravitent entre Metz, Strasbourg, Nancy et l’Italie… Très influencés par le post-punk et la musique industrielle. Sélection. 

  • Grand Blanc 

 

https://youtu.be/krCdav63R8I

 

Un pied encore à Metz, un autre déjà à Paris, Grand Blanc est un peu la figure de proue de toute cette scène froidement déjantée originaire de l’Est de la France. Car ces maniaques du détail orfèvres en « home studio » sont aussi les plus « pop » de la meute. Depuis la disparition de Bashung, on cherchait une voix capable d’exprimer le spleen des fonderies désaffectées et les affects bruts de fonderie. On l’a peut être trouvée avec Grand Blanc. Le fait qu’ils chantent en français, façon poupée de porcelaine pour la chanteuse, plutôt en râles primitifs pour la voix masculine, comme jadis, sur un mode beaucoup plus noise rock, des autres locaux de l’étape Garbage Collector, les fait en tout cas sortir du lot. Après le Lieu Unique à Nantes ce jeudi 26 mars 2015, ils joueront le 10 avril 2015 à Auxerre, le 8 mai 2015 à Angoulême ou le 23 mai 2015 à Art Rock à Saint-Brieuc. 

  • Garbage Collector

 

https://youtu.be/glnStxYQ3bE

Ce sextet originaire de Longwy marqué par le punk de The Fall, Wire, Gang of Four, la « no wave » new-yorkaise de DNA ou Lydia Lunch ou le noisy rock de Big Black est resté l’unique formation de rock avec ces références chantant en français. Un seul album nommé « 1988 » sorti en vinyle où se croisaient les fantômes du hip hop, de Sonic Youth, des Swans. Puis un EP CD quatre titres, comme une tentative avortée d’être autre chose qu’un groupe « culte ». On attend toujours la réédition définitive de leur répertoire. En attendant, le groupe a engendré un nouvel avatar nommé Tuscaloosa, qui donne aujourd’hui des concerts.

  • The Feeling of love

 

Déjà cinq albums au compteur dont deux chez les fondus de Born Bad Records pour The Feeling of Love, eux aussi originaires de Metz. Dans un registre new wave psychédélique. Cette formation qui a également essaimé sur des labels tels que Kill Shaman Records donne dans le rock new yorkais façon Television, mâtiné d’influences Krautrock. Elle est constituée de membres du groupe noise-rock messin A.H. Kraken, des groupes garage punk parisiens et strasbourgeois T.I.T.S et The Normals (à ne pas confondre avec le projet new wave The Normal de Daniel Miller fondateur du label Mute de Depeche Mode). Ils joueront le 28 mai 2015 à Anvers en Belgique.   

  • The Dreams 

 

Entre le rock tribal de The Slits et les premiers enregistrements de Sonic Youth, Armelle et Nafi, duo de Strasbourg, ont déjà sorti un album intitulé « Morbido LP ». Et portent eux aussi le même nom qu’un autre groupe, en l’occurrence une formation punk rock originaire des îles Féroé (du sous Green Day). Rien à voir avec la dark wave plaintive de The Dreams, qui a déjà tourné dans un peu toute la France. Et même en Italie ou en Grèce.    

  • Scorpion Violente 

 

Nafi de The Dreams fait partie de ce duo qui s’est spécialisé dans les lames synthétiques vibrantes, les synthés saturés et les rythmes ultra répétitifs. Entre Suicide, certains de titres de Justice et Esplendor Geometrico, formation espagnole culte de musique industrielle. Scorpion Violente joue avec une esthétique décadente, entre pseudo satanisme et porno SM amateur. Un contenu particulièrement abrasif à ne pas mettre entre toutes les oreilles ni devant tous les yeux, donc, ce qui n’empêche pas le duo d’être régulièrement sollicité pour des concerts aux Instants Chavirés à Montreuil, à Bruxelles, à Lyon, Marseille ou à Nîmes.  

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