5 perles à découvrir lors des Transmusicales de Rennes 2015 Commentaires fermés sur 5 perles à découvrir lors des Transmusicales de Rennes 2015

Rock, musique du désert et bien sûr autant de cordes que compte actuellement l’éventail de la musique électronique qu’il n’y a de couleurs à l’arc en ciel. Comme d’habitude, les Transmusicales de Rennes vont créer l’événement en termes de nouveaux talents venus du monde entier. Avec le secret espoir pour les spectateurs d’assister à l’éclosion d’un phénomène du calibre de Stromae. Afin de pouvoir dire : « j’y étais ». Voici cinq projets potentiellement géniaux à surveiller de très très près. 

  • Dralms et sa pop pour cathédrales trop vastes

Rock ? Trip hop ? Pop éthérée ? Un peu de tout cela avec ce (grand) supplément d’âme qui fait la différence. Les Canadiens de Dralms, originaires de Vancouver pour être précis, constituent le projet étendu à une famille de musiciens de Christopher Smith. Un groupe qui emprunte autant aux triturations dub pour l’approche de la production, spatiale et ample. Qu’aux premiers émois rock de Radiohead et à leur acmé « OK Computer », avant le virage tout bidouillage effectué par Thom Yorke. Avec Dralms, on est pas à l’abri d’un moment suspendu et d’une claque sur scène.    

  • Imarhan quartet touareg au souffle saharien 

On n’avait pas entendu un tel groove électrique depuis les mauritaniens de Group Doueh et Tinariwen. Imarhan souffle son blues épique et venteux depuis le sud de l’Algérie. Comme Tinariwen, ils sont originaires de Tamanrasset et c’est Eyadou Ag Leche, le bassiste de leurs grand frères musiciens, qui a produit leur premier album. L’occasion de découvrir l’assouf, le blues touareg. Sur fond de guitares électriques psychédéliques lancinantes, avec une rythmique funk obsédante. Et des mélopées doucement mélancoliques. 

  • La Mverte un atout electro de choix dans la manche des Trans

Alexandre Berly, DJ et jeune musicien parisien aux obsessions ésotériques qui n’a pas dû faire semblant d’écouter les musiques de films de John Carpenter ou Dopplereffekt, s’est distingué avec son maxi empli de noires pulsations « A Game Called Tarot ». À rebours des codes techno, il invente une musique électronique narrative et déclamatoire. Son projet solo, La Mverte, lui, est né sur les cendres du duo de DJ Anteros & Thanaton.  

  • Rival Consoles entre électro-statique et aérodynamique  

Devenu aussi festival défricheur en matière d’électronique, les Transmusicales n’oublient pas ce que cette famille doit aux anglais et à la culture club. C’est pourtant du côté des climats méditatifs des premiers album de Brian Eno voire d’une certaine école allemande minimale et éthérée façon Isolée qu’il faudra comparer Ryan Lee West, producteur londonien originaire de Leicester. L’incorporation à ces boucles et rythmes chuintants de sonorités s’apparentant à des arpèges scintillants l’apparente même aux meilleures faces B d’Aphex Twin.  

  • Paradis n’est pas perdu pour tout le monde

Entre « Agoria et Alain Souchon » selon Les Inrocks, le duo bien comme il faut Paradis constitué de Simon Meny et Pierre Rousseau ose la house faussement indolente chantée avec affectation. On aimerait rajouter sur la liste de leurs pères putatifs Christophe, pressentant que leur pseudonyme fait d’avantage référence à la chanson « Paradis Perdu » du frêle Bevilacqua qu’à la chanteuse de « Joe Le taxi ». À vérifier en mode insouciant sur le dancefloor.   

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