5 chanteuses capverdiennes héritières de Cesária Évora à découvrir 0 5185

​Le Cap-Vert a enfanté une génération de musiciennes ayant grandi dans l’ombre de la figure tutélaire de Cesária Évora. Voici une sélection en cinq voix d’artistes féminines dignes de lui succéder.

  • Mariana Ramos l’héritière naturelle 

Mariana Ramos incarne la figure de proue d’une génération de chanteuses capverdiennes. Elle a d’ailleurs élaboré son dernier opus « Quinta » avec d’anciens musiciens de Cesária Évora. Notamment Rufino Almeida, alias Bau (guitare), Domingos Fernandes dit Totinho (saxo, reco-reco), et surtout Toy Vieira (guitare, cavaquinho, piano, bongos…) à la direction musicale. 

  • Elida Almeida le blues îlien 

Originaire d’un milieu rural puisqu’elle est née dans la ville de Pedra Badejo près de Santa Cruz, dans l’île de Santiago au Cap-Vert, Elida Almeida signera aussi sa première composition alors qu’elle est encore lycéenne à Santa-Cruz. Auteur et compositeur de la majeure partie de son premier disque “Ora doci Ora margos” (« Moments doux Moments amers »), elle signe une sorte de blues capverdien imprégné de mélancolie insulaire.

  • Carmen Souza du Portugal au « Ciel de Paris »

Présentée par certains comme une « Ella Fitzgerald du Cap Vert », Carmen Souza est pourtant née au Portugal. Cette artiste lusophone, entre jazz et world music, a connu le succès en 2012 avec l’album « Kachupada » et une tournée française très réussie. Elle a aussi enregistré un album (CD + DVD) enregistré en octobre 2013 initulé « Live at Lagny Jazz Festival ». On retrouve des versions live de chansons de ses précédents albums studio ainsi que trois titres inédits, y compris une interprétation très personnelle de « Sous le Ciel de Paris ».

  • Mayra Andrade enfant de Cesária Évora

Mayra Andrade évolue entre le Cap Vert, Paris, Lisbonne, le Brésil et Cuba aussi. Chante en kriolu ou créole capverdien, français, portugais, un peu en anglais. Quatre langues qu’elle retient de ses nombreux voyages et séjours loin de sa terre natale. L’artiste a débuté sur scène à 15 ans, après avoir rencontré Cesária Évora à 12 ans. Elle a rendu hommage à « La diva aux pieds nus » a capella pour son second rappel lors de son passage au Trianon, le 18 novembre 2013, avec l’interprétation du titre « Mar Azul ».

  • Neuza et sa saudade frétillante

Dotée d’une voix cristalline, cette autre redevable à l’oeuvre de Cesária Évora surprend par les intonations jungle/drum & bass de sa musique, pas si loin de certaines hybridations du label V Recordings. Son répertoire oscille entre sodade, les rythmes fougueux de Fogo, issus des chants traditionnels, comme le rabolo, le talaia baxo ou le curcutiçan, joute vocale taquine entre une femme et un homme, qui se fait tacler sans façon…

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