actus

7 talents post-punk qui vont enflammer l’automne

Par Nicolas Mollé le 27/08/2018 - Dernière mise à jour : 29/08/2018

7 talents post-punk qui vont enflammer l'automne

Un moment post-punk se profile en cet automne 2018. Ce genre figé dans l’immédiat after punk avec des groupes comme Pere Ubu, The Pop Group, Wire, Talking Head ou The Slits et parfaitement théorisé dans l’ouvrage « Rip it up and start again » de Simon Reynolds connaît actuellement un net regain. Un renouveau déjà amorcé au début des années 2000 avec des groupes « mainstream » comme Editors ou Interpol. C’est justement aujourd’hui le retour du groupe mené par Paul Banks. Mais Interpol est l’arbre qui cache une forêt particulièrement feuillue en cet automne. Défrichage.

 

  • Rendez-Vous à ne pas rater avec un rock tendu et cendreux

 

 

Attention danger. Difficile de faire plus urgent que les français de Rendez-Vous qui imposent une esthétique sauvage et tranchante héritée d’Orchestre Rouge, aux côtés de groupes contemporains comme leurs compatriotes Futur.s Mort.s ou les néerlandais Agent Side Grinder.

On a déjà remarqué Rendez-Vous au Centre Pompidou, au Motocultor Festival ou à Rock en Seine. Le groupe s’est formé en 2012 sous l’impulsion de Francis Mallari et Elliot Berthault rejoints la même année par Maxime Gendre et Simon Dubourg. Après deux EP, « Rendez-Vous » en 2012 et « Distance » en 2016, ils préparent leur premier véritable album pour octobre 2018.

Rendez-Vous jouera le 8 septembre 2018 au festival Climax à Bordeaux, le 20 octobre 2018 au Café Charbon à Nevers, le 27 octobre 2018 à La Laiterie à Strasbourg ou le 21 novembre 2018 à Nantes à Stereolux (entres autres).

 

  • Cabbage et son rock échevelé lyrique et toxique à guetter sur scène

 

 

Les anglais de Cabbage ont laissé de bons souvenirs en France où ils se sont produits au Printemps de Bourges ou au Cabaret Vert et même en 2017 à Rock en Seine. Subversif ce groupe typique de la « génération Brexit » oscille entre Sex Pistols pour le chant geignard et les guitares à l’emporte pièce. Et…PIL, pour un post-modernisme de bon aloi.

Profondément en phase avec son époque, Cabbage se coltine une esthétique et des thématiques que bien peu osent aborder avec autant de verve et de mordant. Pas de date française pour le moment, au grand dam de leurs fans mais une occasion de les voir dans un pays frontalier, la Belgique.

Sur scène le samedi 15 septembre 2018 au festival Leffingeleuren à Leffinge en Belgique. 

 

  • MNNQNS ou le post-punk made in Normandie

 

 

Infusé de guitares tantôt cristallines tantôt rageuses et d’une basse dans la grande tradition du rock anglais 80’s, les MNNQNS (pour mannequins, référence à une chanson de Kraftwerk ?) font partie des talents à suivre. Projet de quatre Rouennais, le groupe est pourtant né de l’autre côté de la Manche, à Cardiff, au Pays de Galles.

Post punk certes mais qui n’a pas fait complètement table rase de réminiscences 70’s américaines qui pourraient apparenter à bien des égards ces MNNQNS à des groupes comme The Strokes. Une quinzaine de dates sont déjà prévues.

Les MNNQNS se produiront le samedi 22 sepembre 2018 au Havre dans le cadre du festival Ouest Park ou encore le samedi 6 octobre au Temps Machine à Joué-les-Tours, le samedi 27 octobre à La Citrouille à Saint-Brieuc.

 

  • The Garden duo de clowns tristes au rock lancinant

 

 

Les jumeaux de The Garden viennent de sortir un nouvel album intitulé « Mirror Might Steal Your Charm« . Déguisés en clowns, dans une esthétique oscillant entre « Ça » de Stephen King et les « Deux Clowns » de Bérurier Noir, ils assurent un show inquiétant avec une musique aux sonorités très 80’s, puisant autant chez The Cure qu’Ultravox . Une imagerie décidément très présente actuellement, y compris dans le rap avec Denzel Curry ou le travail récent de Cypress Hill, qui la métissent même d’un trait de BD qu’on jurerait sorti du « Philémon » de Fred.

Wyatt et Fletcher Shears, les deux de The Garden, sont originaires d’Orange County en Californie, patrie des punks bon marché à cheveux fluos. Ils ont déjà sorti trois albums, dont « The Life and Times of a Paperclip » (2013) et « Haha » (2015). Leur musique voit le jour sur Epitaph, le label de The Offspring.

En concert le jeudi 25 octobre à Paris au Trabendo.

 

  • Stuart Staples seul en scène

 

 

Pour ceux qui l’ignoreraient, Stuart A. Staples est le chanteur des Tindersticks. Sur son nouvel album solo « Arrhythmia« , il a composé des ballades doucement neurasthéniques comme « Memories of love » ou l’étonnant « A new real« , qui commence par évoquer les chansons désespérées de Ian Curtis et Joy Division ou la froideur du rock and roll métronomique d’Alan Vega avant de devenir une trouée de lumière pop généreuse, solaire, entière.

Si les premières chansons des Tindersticks étaient d’ailleurs gorgées de leurs influences post punk, le groupe s’est rapidement émancipé vers la pop la plus soyeuse et intimiste, collaborant même avec The Divine Comedy.

Stuart Staples lui a signé ici son troisième disque en solo après « Leaving Songs » en 2006 et « Lucky Dog Recordings 03-04 » en 2005.

Stuart A. Staples jouera le samedi 27 octobre 2018 dans le cadre du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité à Lyon.

 

  • Idles survient tel un tsunami scénique

 

 

Idles, c’est la nouvelle sensation post punk du moment. Rapidement adoubés par Les Inrocks, Idles sont originaires de Bristol. Ce quintet est composé de Joe Talbot, d’Adam Devonshire, de Mark Bowen, de Lee Kiernan et de Jon Beavis. C’est au Bat-Cave Night Club à Bristol que le groupe s’est formé. En France, on les a vus tourner au Point Ephémère ou au Trabendo à Paris, à La Poudrière à Belfort ou à l’Aéronef à Lille ainsi que dans des festivals tels que Art Rock ou This is not a love song.

Ils ont sorti en 2012 un premier EP nommé « Welcome ». Puis le maxi « Meat » en 2015 suivi de ses remixes « Meta ». Après un premier album nommé « Brutalism » en 2017, ils récidivent en 2018 avec « Joy as an act of resistance » incluant « Great ». Ils se font remarquer en première partie des Foo Fighters à Londres pour les dix ans de The O2 Arena.

Avant un concert au Bataclan le 3 décembre 2018, Idles joueront notamment le 30 octobre 2018 à l’Aéronef à Lille, le 23 novembre 2018 à L’épicerie Moderne à Feyzin, le 24 novembre 2018 à Bordeaux à la Rock School Barbey.

 

  • Retour surprise d’Interpol

 

 

Après avoir joué largement en dessous de ses capacités sur ses derniers albums, rendu hommage sur scène à son premier disque le fondamental « Turn on the bright lights » en le jouant entièrement, notamment à La Route du Rock en 2017, Interpol semble régénéré. Sont-ce les collaborations de son chanteur avec RZA du Wu Tang ou Dr. Octagon qui lui ont apporté un regain d’inspiration ? Toujours est il que Paul Banks chante divinement bien sur ce sixième et dernier album « Marauder« .

Interpol s’est monté à New York en 1997. Ils ont sorti d’abord un maxi un peu oublié nommé « FuKd I.D. #3 ». Le groupe s’articulant autour du chanteur Paul Banks également guitariste, de Daniel Kessler (lui aussi au chant et à la guitare), de Carlos Dengler (basse, claviers) qui part en 2010 et se lance dans des projets solo ainsi que de Greg Drudy (batterie, percussions), qui sera remplacé par Sam Fogarino en 2000. Sous influence Joy Division, Interpol, avec son premier album « Turn on the bright light » et surtout ses deux suivants, « Antics » avec le fameux « Evil », et « Our love to admire » est devenu rapidement un des phares du revival post-punk, aux côtés de groupes comme Radio 4 ou Editors.

Interpol sera en concert le 29 novembre 2018 à la Salle Pleyel à Paris.

0

Partager sur ...

Tags

    billetterie