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Où aller en concert à Nantes? 5 salles incontournables pour sortir

Par Nicolas Mollé le 13/04/2018 - Dernière mise à jour : 02/07/2018

Où aller en concert à Nantes? 5 salles incontournables pour sortir

C’est à Nantes que ça se passe. Et cela commence à se savoir, à tous les niveaux. En matière de concerts aussi où les salles les plus dynamiques se développent, à tous les échelons de taille. Porte d’entrée vers l’ouest, fenêtre sur l’Atlantique, ville rebelle et créative, Nantes a aussi su s’aménager de solides équipements pour accueillir les artistes et les tournées les plus excitantes. De son Zénith au Lieu Unique en passant par Stereolux. Sans même parler de la flopée de petits lieux « alternatifs » et des nombreux squats qui jouent un rôle défricheur bien plus important que les institutions veulent bien l’admettre.

 

  • Le Zénith de Nantes dans le peloton de tête des salles françaises

 

 

C’est l’un des plus importants Zénith de France. Derrière celui de Paris ou des salles à forte aura comme l’Olympia mais néanmoins dans le peloton de tête des enceintes dédiées aux musiques actuelles. Le Zénith de Nantes a une histoire qui se confond avec celle de Daniel Colling le fondateur du Printemps de Bourges et compagnon de route de Jack Lang dans la longue marche pour la reconnaissance des musiques amplifiées.

Première salle de spectacles en région, l’équipement a accueilli plus de 1,2 millions de spectateurs depuis son ouverture en 2006.

Le premier concert qui s’y est tenu en dehors de la soirée d’inauguration fut celui de Placebo. Mais depuis, ce lieu à l’architecture soignée posé dans un écrin de gazon a vu défiler des pointures telles que Jamiroquai, Nekfeu, Johnny Hallyday…

 

  • Le Lieu Unique consistant et savoureux biscuit culturel nantais

 

 

Rarement endroit aura aussi bien porté son nom. Et pourtant le Lieu Unique doit avant tout son pseudonyme à une marque de biscuits, le fameux petit LU. Un produit notamment élaboré par l’usine Lefèvre-Utile du quai Baco, dont certains détails architecturaux ont été conservés après avoir été restaurés, notamment une de ses tours, en 1998, dont le dôme manquait. Alors que l’usine de biscuits était sur le déclin à la fin des années 80, Danone le propriétaire de LU, accepta que le bâtiment abrite la compagnie Royal de Luxe, célèbre pour ses tournées en Amérique du Sud avec la Mano Negra mais aussi pour nombre de spectacles de rue hors du commun.

 

Danone vendit le site à la ville et Jean Blaise le « monsieur culture » de Nantes y organisa une édition spéciale, la quatrième, autour du Caire, du mythique festival nantais Les Allumées. Avant d’avoir l’intuition d’un projet transversal accueillant salle de spectacles/concerts, hall d’exposition, bar, restaurant et même hammam. Le Lieu Unique nait donc en 2000. Bénéficiant aujourd’hui du label Scène Nationale, le Lieu Unique accueille aussi bien des « battles » de danse hip-hop que des artistes rares aux esthétiques ultra singulières comme les TindersticksRyūichi SakamotoEinstürzende Neubauten ainsi que des créations rares et particulièrement sophistiquées.

 

  • Sterelox ou la salle de concert du 21ème siècle

 

 

À Nantes, il y a le Lieu Unique mais il faut aussi compter sur Stereolux. Cette salle ultra moderne est basée sur l’île de Nantes, quartier de la ville qui fut lointainement un site dédié au maraîchage, avant d’être lourdement industrialisé. Stereolux a succédé au glorieux équipement nantais en matière de musiques actuelles, l’Olympic, qui évolua de 1996 à 2011 dans le quartier ouvrier du Bas-Chantenay, longtemps commune autonome et en tout cas marquée par son passé ouvrier. L’équipe de Stereolux est restée d’ailleurs en partie la même et entretient la flamme du souvenir de l’Olympic où se sont succédé des pointures telles que Sonic Youth, Ben Harper, Daft Punk ou même Autechre.

Une autre page s’écrit à Stereolux depuis 2001, avec une infrastructure à l’acoustique sophistiquée scindée en deux salles, une « Micro » et une « Maxi ».

Outre l’organisation du festival de musiques électronique et d’arts numériques Scopitone, Stereolux propose une programmation musicale axée rock, électro, chanson, hip-hop incluant des concerts tels que ceux de C2C, Shaka Ponk ou Major Lazer…, des performances et créations multimédia, une saison danse orientée vers le croisement des arts chorégraphiques et des nouvelles technologies ainsi qu’une programmation de spectacles jeune public.

Avec une ouverture sur les arts numériques qui semble parfaitement coller avec les préoccupations de « cité connectée » de Nantes.

 

  • Au revoir LC Club bonjour Warehouse, clin d’oeil à l’histoire de la musique électronique

 

 

Dix ans que le LC Club faisait danser les noctambules du Hangar à Bananes. Plus importante boîte de nuit de Nantes, l’établissement a définitivement fermé ses portes en juillet 2017. Pour ré-ouvrir nanti d’un nouveau nom, d’une nouvelle équipe et d’un nouveau concept, c’est à dire des concerts de musique électronique mais aussi de hip-hop avec des soirées pouvant durer jusqu’à 7 h du matin.

 

Warehouse comme un clin d’oeil à la célèbre discothèque de Chicago. Discothèque qui se faisait aussi appeler The House, partageant le même patronyme qu’un des deux troncs à l’origine de la musique électronique noire américaine, avec la techno de Détroit. Ouverte en 1977 sous la direction de Robert Williams, The Warehouse avait été est renommée Music Box après le départ de son DJ résident Frankie Knuckles fin 1982 et ce jusqu’à sa fermeture en 1987.

 

On a déjà vu défiler à Nantes dans cette Warehouse 2.0 la crème de la techno de Détroit comme DJ Rolando, un ludion fantasque comme Mr Oizo ou des artistes techno hardcore comme Laurent Hô. Booba y est prévu prochainement.

 

  • Le Ferrailleur, dix ans et toutes ses dents

 

 

Une programmation acérée. Et un petit bijou de salle situé quai des Antilles. Le Ferrailleur porte bien son nom, référence au passé métallo de l’île de Nantes. Il cultive d’ailleurs des esthétiques rugueuses (beaucoup de metal avec des groupes comme Trepalium, Ultravomit, Karma Zero ou Sinister Days…).

 

Mais Le Ferrailleur a accueilli aussi régulièrement un des groupes les plus offensifs, conscients et singuliers du paysage rap français, La Rumeur.

 

Pour ses dix ans, le lieu a organisé dix jours non-stop de concert avec Mass Hysteria, No one is innocent…

 

(Crédit photo : Valery Joncheray)

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