5 reprises de Leonard Cohen qui ont fait vibrer la scène 1 1086

  • « Hallelujah » par Jeff Buckley

« Hallelujah » n’est pas seulement l’un des titres les plus repris de Leonard Cohen, de John Cale à Justin Timberlake en passant par Vanessa Paradis. C’est aussi une chanson qui contribua grandement à la notoriété du trop précocement disparu Jeff Buckley. Même si « Grace » a imposé Jeff Buckley, l’aura de cet artiste est ainsi intimement liée à celle de Leonard Cohen, avec ce paradoxe doucement triste, qu’au fil des années, le poète canadien survivait à ce jeune artiste parmi les plus prometteurs de sa génération.    

  • « Who by fire » par Buck 65

Allez savoir pourquoi, « Who by fire » a souvent été reprise. Après le groupe culte expérimental et organique Coil sur l’album « Horse Rotorvator » ou House of Love sur le merveilleux « I’m your fan » initié par Les Inrockuptibles,  ce fut le tour du rappeur Buck 65. Ce précurseur du cloud rap, l’a ainsi revue et corrigée avec Jenn Grant sur la scène du Satellite à Los Angeles en 2012. La chanson figurait sur l’album « 20 Odd Years » de Buck 65. Et sur le « New Skin for the Old Ceremony » de Léonard Cohen de 1974. 

  • « I can’t forget » par Jarvis Cocker

Avec « I can’t forget », les Pixies aussi faisaient partie du fabuleux casting qui réalisa des reprises sur le disque « I’m your fan » dédié à Leonard Cohen produit par Les Inrockuptibles à l’époque où cette revue frappait fort par ses choix exigeants et précurseurs. Mais c’est une relecture d’une toute autre ampleur qu’élaborera quelques années plus tard Jarvis Cocker de Pulp, lui aussi d’ailleurs détecté avec prescience par la revue, lors de « I’m your man », concert hommage en 2005 à Sydney qui conviait U2, Beth Orton Rufus Wainwright ou Nick Cave.

  • « Suzanne » par Nick Cave

Sans Leonard Cohen, toute une tradition de crooners sépulcraux n’existerait tout simplement pas. Logique donc que Nick Cave se soit emparé de « Suzanne », la chanson peut être la plus emblématique de Léonard Cohen. Sur scène, dans un clair obscur, avec un orchestre de chambre, Nick Cave fait vibrer cette ode à l’abandon le plus fervent dans les bras d’une amante

  • « The Partisan » par Léonard Cohen

https://youtu.be/Heilr2-H-WM

Joyau atemporel, message universel destiné à traverser les continents et les époques, ode à la résistance sous toutes ses formes, « The Partisan » est une adaptation en 1969 par Leonard Cohen de « Song of the French Partisan ». Un titre qui était lui même inspiré de « La Complainte du partisan », une chanson française écrite à Londres en 1943 par Emmanuel d’Astier de La Vigerie pour le texte et Anna Marly pour la musique. Cette chanson diffusée pour la première fois sur les ondes de la BBC à destination de la France occupée deviendra très populaire dans les années 50. 

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