Paul McCartney en 10 dates clefs Commentaires fermés sur Paul McCartney en 10 dates clefs 596

Que serait la pop et le business de la musique anglaises sans Paul McCartney ? Un examen de son parcours depuis son enfance dans les années 50 à Liverpool permet de distinguer l’apport de ce musicien issu de la classe ouvrière anobli par une Reine d’Angleterre ne pouvant que s’effacer devant l’incroyable rayonnement mondial de ses pop songs. Dix étapes de l’existence du british saltimbanque millionnaire qui est en concert les 5 et 11 juin en France.   

  • 1942 Liverpool berceau de Paul McCartney 

Paul McCartney, futur chanteur et bassiste des Beatles naît dans une famille modeste, avec un père musicien amateur et une mère infirmière, qui décédera alors qu’il n’avait que 14 ans, à Liverpool. Dans cette ville marquée par la grandeur et le déclin de l’industrie cotonnière, le blues et le rock and roll représentent un échappatoire. Très vite, dès l’adolescence, Paul McCartney se passionne pour la musique.  

  • 1957 La rencontre avec Lennon 

Alors que John Lennon, lui aussi natif de Liverpool, a constitué son premier groupe le Quarry Men Skiffle Group, dédié au skiffle, un style à cheval entre le jazz de la Nouvelle-Orléans et le folk américain popularisé en Angleterre par Lonnie Donegan, McCartney se présente à Lennon lors d’une kermesse à Liverpool. Celui ci est rapidement conquis par sa maîtrise de la guitare et sa capacité à connaître sur le bout des doigts le répertoire de Little Richard.

L’année suivante, George Harrisson, apprenti mécanicien de quinze ans rejoint le duo, qui s’avérera une formation montant jusqu’à sept membres.


    

  • 1960 Mise en orbite allemande des Beatles 

Optant un moment pour les « Beatals » en référence aux beatniks américains, Lennon et McCartney s’adressent à Stu Sutcliffe pour monter le groupe Silver Beetles (scarabées d’argent). Finalement abrégé en Beatles, le groupe débute sa carrière en animant les soirées d’une boîte de nuit à Hambourg.

Ils joueront ensuite pour un maigre cachet dans des clubs de la ville portuaire comme l’Indra Club ou le Kaiser Keller, où ils s’encanailleront notablement, libérés du carcan rigoriste de la culture ouvrière de Liverpool. Mais au fil des frasques et excès divers, les tensions entre les membres du groupe et avec les propriétaires de club les obligent à de fréquents allers-retours Hambourg-Liverpool. 

  • 1962 Les premiers enregistrements font décoller le phénomène Fab Four

Après plusieurs refus, notamment par la maison de disques Decca, le manager des Beatles Brian Epstein leur trouve un contrat avec le label Parlophone/EMI. Sur leur premier single, c’est Paul McCartney, qui a succédé à Sutcliffe à la basse, qui compose « Love me do/P.S. I love you », même si Lennon en sera crédité également. Le disque commence à gravir les charts et le phénomène Beatles débute. 

  • 1967 Révolution dans le rock avec Sgt Pepper

Les Beatles, qu’on nommera aussi « Fab Four », font déjà entrer la pop music dans l’âge adulte avec l’album « Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». Et ce alors que la « Beatlesmania » a commencé à battre son plein et que Paul McCartney est monté en puissance sur l’album « Help ! » en 1965, notamment avec « Yesterday », sa plus célèbre chanson, sur laquelle il est accompagné d’un quatuor à cordes. 

Fini les collections de chansons avant tout destinées à la danse : avec « Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band », on est face à un recueil de titres de rock psychédéliques qui cultive son homogénéité, conceptualisé comme une opérette, fourmillant d’innovations comme une pochette vinyle s’ouvrant en deux et des textes imprimés. MCCartney est omniprésent dans la composition des chansons, mais toujours sur un mode ultra complémentaire de John Lennon.

  • 1970 Séparation interminable des Beatles 

Après le double « album blanc », l’enregistrement avorté de « Get back », les brouilles entre les membres du groupe, qui est devenu extrêmement populaire, éclatent. George Harrisson quitte provisoirement les Beatles puis c’est au tour de John Lennon de tirer définitivement sa révérence, alors que des rumeurs concernant la mort de Paul McCartney circulent un temps.

Le groupe est de fait séparé secrètement même si la nouvelle n’est pas officialisée avant 1970 pour ne pas nuire aux ventes. Ils donnèrent leur dernier concert sur le toit de l’immeuble abritant leurs studios Apple, avant d’enregistrer « Abbey Road » puis « Let it be ». Mais Paul McCartney sortira son premier album solo, portant simplement son nom avant même « Let it be ». 

  • 1975 L’envol avec Wings

Avec les Wings, le groupe qu’il fonde avec son épouse Linda, le batteur Denny Seiwell, et le guitariste Denny Laine, appelé à devenir son partenaire d’écriture pendant près de dix ans, Paul McCartney atteint son apogée avec l’album « Venus and mars » sur lequel il accepte petit à petit de ne plus être le seul compositeur.

Wings permettent à McCartney d’entretenir la flamme de tournée mondiales, signant la chanson du James Bond « Vivre et laisser mourir », enregistrant à Lagos au Nigéria. Petit à petit, Paul McCartney et les Wings commencent à interpréter des titres des Beatles sur scène. 

https://youtu.be/qLAOZ6UzDWY

  • 1982 En solo mais jamais complètement seul 

Avec l’album « Tug of war », McCartney, qui a repris le chemin d’une carrière sous son seul nom, connait la consécration en solo. A cet opus, qui comprend des participations de Stevie Wonder, Carl Perkins et Ringo Starr, succédera « Pipes of Peace » invitant Michael Jackson.

Mais petit à petit, en dépit de sa participation au projet Band Aid de Bob Geldof destiné à venir en aide aux victimes de la famine qui sévit alors en Éthiopie, la carrière de McCartney en solo s’épuise. Se remettre au travail avec les Beatles semble de plus en plus inéluctable.  

  • 1997 McCartney devient « Sir »

Déjà membre de l’Ordre de l’Empire britannique, Paul McCartney est anobli et nommé chevalier par la reine Elizabeth II. Et ce pour avoir contribué au succès des Beatles, véritable fierté nationale et joyau de la couronne, en qualité de chanteur, guitariste et compositeur.

Côté musique, après avoir lancé avec Youth de Killing Joke le duo electro-expérimental The Fireman, « Sir Paul » va principalement consacrer les années 2000, alors que la donne des droits d’auteurs commence à être bousculée avec le numérique, à superviser la valorisation du répertoire des Beatles. Avec le projet phare « Anthology » : interviews, documentaires, publications de compilations avec chansons rares voire inédites (« Free as a Bird » et « Real Love »).


    

  • 2015 La pop éternelle de retour sur scène 

Paul McCartney est de retour pour une tournée mondiale amorcée en mai 2015. Une tournée qui passera par la France puisque la pop star jouera le vendredi 5 juin 2015 au Nouveau Stade Vélodrome à Marseille, puis à Amsterdam avant de revenir, le jeudi 11 juin 2015 au Stade De France à Paris. Et ce sans réelle actualité discographique depuis « New » en 2013, même si se prépare à voir le jour un duo enregistré avec Lady Gaga pour le film « High in the clouds ».

 

 

Previous ArticleNext Article
X
X