Les Red Hot Chili Peppers en 5 hits définitifs Commentaires fermés sur Les Red Hot Chili Peppers en 5 hits définitifs 6186

  • « Hollywood (Africa) »

Seul véritable hit de débuts particulièrement laborieux, à l’époque où leur hybride funk metal câblé sur 100.000 volts résonnait encore comme un ovni, « Hollywood (Africa) » est tiré du deuxième album des Red Hot Chili Peppers « Freaky Styley » en 1985. Un disque où ils reçoivent à la production un concours inespéré, celui de George Clinton, parrain du funk, créateur, leader et chanteur de Parliament Funkadelic, idole et grande source d’inspiration des petits blancs californiens Red Hot. 

Un disque qui succède à leur première réalisation phonographique portant leur nom, produite par Andy Gill guitariste de Gang of Four. Ce premier jet n’avait pas réussi à restituer la pétulance scénique qui caractérisait déjà les premières années de Anthony KiedisMichael Balzary alias FleaChad Smith et Josh Klinghoffer. Le groupe avait alors notamment créé le buzz en se produisant sur scène nus avec une chaussette sur le sexe. 

  • « Give it away » 

Probablement un des tubes les plus universels des Red Hot Chili Peppers, « Give it away » figure sur « Blood Sugar Sex Magik » en 1991, déjà le cinquième enregistrement long format du groupe. C’est là que s’impose John Frusciante, un guitariste ancien fan du groupe recruté à la fin des années 80. Le disque est produit par Rick Rubin, redoutable alchimiste sonore du son rock au titanium et superviseur des éruptions sonores de Public Enemy sur le label qu’il co-fonda, Def Jam. Les Red Hot Chili Peppers reprirent d’ailleurs le « You’re gonna get yours » de Public Enemy

Le hit « Give it away », classique de l’émergence des radios étudiantes alternatives et des clubs rock permet notamment de vendre douze millions de copies de l’album auquel il était rattaché dans le monde. Un disque que le magazine musical britannique « Rolling Stone » classera en 2003 310e au rang des 500 plus grands albums de tous les temps.

  • « Californication »

Présenté comme une critique de la superficialité d’Hollywood et de l’état d’esprit californien, « Californication » en 1999 a ceci d’avantageux qu’elle fût aussi interprétée au premier degré par toute une vague de skateurs écervelés et bodybuildés en patins à roulettes, pour qui elle constitua un hymne.

La bande-son idéale du « spring break » immortalisé au cinéma par Harmony Korine au cours de laquelle la jeunesse pavillonnaire américaine procède à un grand lâchage sexuel, alcoolisé, voire psychotrope avant de fournir des bataillons de consommateurs et électeurs républicains et démocrates dociles.  

  • « Can’t stop »

Ultra funk et énergétique, tout en arborant des choeurs veloutés et de grandes rasades de chant ensoleillé, « Can’t stop » constitue une des chansons les mieux taillées pour le succès FM des Red Hot Chili Peppers. Elle figure sur « By the way » en 2002.

John Frusciante, après s’être éloigné du groupe et avoir connu de nombreux déboires financiers et addictifs, est de retour depuis plusieurs séances d’enregistrement et apporte ici une touche de mélancolie neurasthénique chimique assez proche des climats développés par l’écrivain Bret Easton Ellis dans ses premiers romans.   

  • By the way

Encore un classique tiré de l’album du même nom, alternance de bouillonnement funk core et de tire-larmes à l’ombre des palmiers. C’est aussi l’époque où le groupe commence à enchaîner les tournées marathon. Commercialisant deux ans plus tard, en 2004, leur premier album enregistré en public « Live in Hyde Park ». Des performances scéniques comme leurs trois concerts des 19, 20 et 25 juin à Hyde Park à Londres qui mettent le groupe à l’abri définitivement puisqu’elles rapportent 17 millions de dollars et attirent 258 000 spectateurs. 

Le groupe n’en continue pas moins de tourner et de sortir des disques inégaux. Le dernier en date, « The Getaway », onzième album studio à paraître en juin prochain fut produit par Danger Mouse, qui succéda à Rick Rubin après vingt-quatre ans de collaboration avec le groupe. Avec comme extrait « The Dark Necessity »

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