6 reformations mythiques sur scène 0

 

 

  • De Téléphone aux Insus la grande escroquerie du rock and roll français

 

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Voilà probablement une des reformations les plus marquantes de ces dernières années. Mais, comme tous les « revival » d’importance, il manque toujours une petite pièce au puzzle pour que celui-ci soit complet. Ce rouage, c’est la bassiste Corinne Marienneau qui ne s’est pas jointe aux agapes organisées par les membres mâles de Téléphone Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolink, les empêchant au passage de se présenter au public sous le nom d’origine de la formation.

Après trois concerts à Paris, Lille et Lyon en septembre et octobre 2015, ceux qui ont choisi de se renommer Les Insus ont décidé de poursuivre leurs retrouvailles sur scène à l’occasion d’une tournée 2016 qui a fait grand bruit. Et marqué les esprits, forte des nombreux tubes du répértoire de Téléphone : « New York avec toi« , « La bombe humaine« , « Argent trop cher« , « Le jour s’est levé« …

 

  • Suprême NTM a fêté ses trente ans de scène

 

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Cela faisait très longtemps que Joey Starr et Kool Shen alias Suprême NTM n’avaient pas croisé le fer. De mémoire, ils ne s’étaient pas « clashés » (virtuellement) depuis « Qui veut la peau de mon crew ? » et « Clasher mon crew… (t’es fou !)« . Voici désormais « Le drapeau« , petit bijou nostalgique et habité sous le nom de 93 Empire que l’on doit aux bons soins du docteur Sofiane qui a su les motiver avec son regard de fan générationnel. N’empêche qu’on rêve toujours d’un nouvel album terminal et décharné où les deux artistes croiseraient dans le dépouillement leurs deux flows qui ont profondément marqué le rap français.

Sur scène, NTM reste omniprésent. Et ré-enfile les gants à intervalles réguliers. Leur première reformation à Bercy remonte néanmoins à 2008 et s’est avérée d’emblée une énorme machine à cash. Qui leur a donné visiblement envie de garder une serviette éponge à portée de main pour essuyer la sueur de la scène. Dernier exemple en date : leurs trois concerts des jeudi 8 vendredi 9 et samedi 10 mars 2018, à Paris à l’AccorHotels Arena, leur prestation à la Fête de l’Huma et leur tournée des festivals en 2018 qui les a vus passer par Pause Guitare ou Couvre-Feu. Et ce afin de fêter dignement trente ans de carrière.

 

  • Les Spice Girls rechaussent leurs escarpins de concert

 

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En matière de girl band, il y a un avant et un après Spice Girls. Le quatuor britannique créé en 1994 par casting était à à l’origine un quintet jusqu’au départ de Geri Halliwell en 2007. La formation, lointaine héritière Prisunic et fluo des girl groups de la Motown façon The Supremes, a marqué son époque avec des tubes comme « Wannabe«  en 1996 et plus de 100 millions de disques vendus. Les Spice Girls ont surtout complètement changé la façon dont étaient considérées les femmes dans le « music business » et engendré de nombreuses vocations. Aujourd’hui composées de Emma Bunton, de Melanie Brown, de Melanie Chisholm et de Geri Halliwell – la grande absente étant cette fois Victoria Beckham devenue une styliste et travaillant désormais dans la mode, les Spice Girls ont récemment annoncé une tournée de reformation.

Une tournée d’une dizaine de dates, qui s’est rapidement enrichie de concerts supplémentaires face à l’enthousiasme des fans anglais, commencera le 29 mai 2019 à l’Etihad Stadium de Manchester et s’achèvera à la mi-juin 2019 avec trois dates au stade de Wembley, à Londres. Mais les fans français devront ronger leur frein ou prendre l’Eurostar.

 

  • Quand les Destiny’s Child matrice d’origine de Beyoncé font un petit tour de scène

 

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On les appelait aussi DC ou DC3. Elles ont marqué l’inconscient de toute une jeunesse urbaine aux Etats-Unis et en Europe avec des tubes comme « Say my name« , « Independant Women » ou « Jumpin’ Jumpin »’. Kelly Rowland, Michelle Williams et Beyoncé Knowles ont sorti quatre albums studio, vendu plus de 65 millions de disques dans le monde et ont surtout enfanté la carrière de Beyoncé, une des plus grandes divas r’n’b de tous les temps, égale d’une Diana Ross ou d’une Donna Summer.

C’était annoncé. Mais la surprise n’en a pas moins été grande. Alors que le groupe ayant marqué le r’n’b fêtait ses 20 ans en 2018, les Destiny’s Child se sont reformées sur scène et ont interprété un medley de trois titres au festival américain Coachella lors d’un concert de Beyoncé : « Lose my breath« , « Say my name » et « Soldier« . Le groupe, qui s’était séparé en 2005, n’avait pas livré de performance en live depuis un concert à la mi-temps du Superbowl en 2013 à La Nouvelle-Orléans.

 

  • La reformation de Marquis de Sade groupe de rock philosophe qui a su s’échapper du boudoir

 

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De l’eau a coulé sous les ponts depuis la participation de Marquis de Sade à la première édition des Rencontres Trans Musicales de Rennes, le vendredi 15 juin 1979, à la salle de la Cité. Un concert qui signa à la fois l’envol du festival, celui du rock rennais et d’une certaine new wave à la française, sophistiquée, intellectuelle, sombre et mélancolique. Aujourd’hui, Marquis de Sade joue aux Vieilles Charrues.

Mais c’est bien à Rennes, au Liberté que le groupe a scellé sa reformation en septembre 2017. Les 3.000 billets s’envolèrent alors à tire d’ailes. Les connexions bretonnes (on a pas dit copinage) étant ce qu’elles sont, le groupe s’est produit au festival fondé par Jean-Michel Boinet Art Rock à Saint-Brieuc au cours de l’été 2018. Mais aussi à Paris, le 30 mai dernier, dans le cadre de Villette Sonique.

Marquis de Sade a été le groupe leader d’une certaine scène rennaise avec Kalashnikov, Tohu Bohu, Ubik, Sax Pustuls, Niagara ou Etienne Daho. Le dénominateur commun de cette génération de groupes étant le duo de saxophonistes Daniel Paboeuf et Philippe Herpin, qui étaient présents sur quasiment chacun des albums de ces groupes.

Le décès en 2013 du guitariste Frédéric Renaud avait coupé court au projet d’une reformation du groupe prévue lors des Trans Musicales. Ce qui n’a pas empêché le groupe composé de Philippe Pascal, Frank Darcel, Thierry Alexandre et Eric Morinière de donner pour fêter ses 40 ans un concert à Rennes.

 

  • Peter Hook reforme presqu’à lui tout seul Joy Division et New Order

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Maintes fois prévue, la reformation de The Smiths (sans Morrissey ni Johnny Marr cependant) n’aura pas lieu. En revanche, on peut désormais entendre fréquemment en live le répertoire d’autres piliers du rock anglais, Joy Division et New Order. Et ce grâce à Peter Hook, bassiste de ces deux groupes. Attention, il n’est pas réellement question de reformation puisque les musiciens de New Order et notamment le frère ennemi Bernard Summer font bande à part et sont brouillés avec Peter Hook.

Un Peter Hook qui préfère collaborer désormais avec les français de The Limiñanas.

Et qui vient aussi, preuve que les concerts faisant revivre le répertoire de ces deux groupes cultes ne le satisfont pas totalement, de se décider à vendre le matériel, les objets et les instruments historiques de Joy Division et New Order. Néanmoins, on retrouvera Peter Hook en concert l’an prochain, par exemple le 19 janvier 2019 à Nantes à Stereolux.

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