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Polémique Bertrand Cantat : « Dans un Etat de droit, personne ne fait justice à quelqu’un d’autre en dehors de la justice »

Par Nathalie Paul le 15/03/2018 - Dernière mise à jour : 19/04/2018

Polémique Bertrand Cantat :

Alors que la polémique sur le droit de Bertrand Cantat à jouer sur scène a inciter l’artiste à mettre fin à sa tournée des festivals de l’été, la Ligue des droits de l’Homme a rappelé quelques fondamentaux… dans un contexte de débat passionné, le droit a parlé. Car si Bertrand Cantat crée la polémique, la […]

Alors que la polémique sur le droit de Bertrand Cantat à jouer sur scène a inciter l’artiste à mettre fin à sa tournée des festivals de l’été, la Ligue des droits de l’Homme a rappelé quelques fondamentaux… dans un contexte de débat passionné, le droit a parlé.

Car si Bertrand Cantat crée la polémique, la pression faite aux artistes peut prendre toute forme… et laisse libre cours à la censure. Car dans le cas précis de Bertrand Cantat, il s’agit de la vie d’une femme, de familles brisées, de destins broyés. Mais dans le cas d’un artiste comme Orelsan, qui avait vu son travail critiqué à tel point que certains festivals avaient renoncé à le programmer en 2009… les relents de cette polémique autour d’une chanson lui valent encore près de 10 ans plus tard des attaques, pour lui retirer sa Victoire de la musique.

Qui juge? La Ligue des droits de l’Homme a rappelé des règles fondamentales de l’Etat de droit: « Dans un Etat de droit, personne ne se fait justice à soi-même, et personne ne fait justice à quelqu’un d’autre en dehors de la justice ».

« Les demandes, directes ou indirectes, de censure ou d’annulation de son spectacle, qu’elles soient portées par des associations comme Osez le féminisme ou par des personnes hors réseaux associatif, les pressions diverses et variées des élus, les retraits de subventions aux festivals ou structures qui le programment contreviennent à la lettre et à l’esprit de la loi. »

Il semble nécessaire de rappeler aux uns et aux autres les dispositions légales. La loi de 2016 dispose dans son article 2 que la diffusion de la création artistique est libre, et l’article 431-1 du Code pénal réprime le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté de création artistique ou de la liberté de la diffusion de la création artistique d’un an d’emprisonnement et de quinze mille euros d’amende.

(…)

« L’Observatoire de la liberté de création regrette que l’artiste, sous la pression, ait renoncé à tourner dans les festivals cet été et s’inquiète qu’en France, en 2018, certains soient plus tentés par les réflexes de censure que par le respect des libertés et par le débat démocratique qu’ils réclament, paradoxalement, de leurs vœux. »

Lire le communiqué entier de la Ligue des droits de l’homme. 

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