Antoine Chance :  « Mon but est de faire la meilleure chanson possible » (Interview) Commentaires fermés sur Antoine Chance :  « Mon but est de faire la meilleure chanson possible » (Interview) 389

Calme et déterminé, Antoine Chance est un perfectionniste qui a su prendre le temps de composer l’album idéal. A savoir celui qui lui ressemble. Le chanteur revient avec Concetlive sur la composition de « Fou » mais aussi sur son parcours et son entourage.

 

  • Concertlive : Comment décrirais-tu ton album ?

Antoine Chance : Je dirai que c’est un album sublime. (rires) Il est mélancolique, un peu plus rock que ce que je suis à la base, dans le son et certaines textures. Il est assez poétique également.

CL : Pourquoi ce nom « Fou » ?

AC : L’explication que j’ai trouvé c’est que dans les premiers titres que j’ai fait en français et j’ai donc considéré cette chanson comme un point de départ. C’est une chanson qui date mais à laquelle je suis quand même attaché et donc elle fait partie du lot. Il s’avère qu’elle a été un véritable point de départ pour le lancement de l’album en Belgique.

  • CL : Ce n’était pas un état d’esprit lors de la création de l’album ?

AC : Non pas du tout et ça n’a rien à voir avec mon caractère non plus. C’est vraiment cette idée de point de départ.

  • CL : Comment as-tu composé cet album ?

AC : J’ai pris mon temps. La plupart des musiques ont été composées avant qu’elles ne se trouvent un texte. Au début elles s’appellent les orphelines et je démarche les personnes avec qui j’ai envie d’écrire. Du coup je me suis extrait des sujets qui allaient être choisis et j’ai préféré choisir les personnes. Par exemple « Rejoints moi » ou « Paradis en enfer » ont été écrites par un de mes meilleurs amis. J’ai juste dit je veux que mon album soit en français et on s’est mis à gribouiller des trucs ensemble. On a fait beaucoup de chansons pour finalement en garder deux. J’ai rencontré Fred Perrot. J’ai procédé de la même manière, j’ai envoyé des musiques et il a mis des mots. Il y a eu des petites corrections apportées de ma part mais globalement je laissais carte blanche. Il y a eu Marcel Kamp qui lui m’a envoyé des textes, par exemple celui de « La nuit à ses défauts » que je trouve magnifique. Je suis fier de travailler avec lui, c’est un grand bonhomme.

  • CL : Quel était ton état d’esprit ?

AC : En fait il y a tellement de possibles. Moi mon envie c’était de faire des chansons, j’ai commencé à faire ça. Et puis j’essaie de me rapprocher d’une espèce d’absolu que je vise. Le but c’est de faire la meilleure chanson possible et qui me ressemble. J’ai parfois fait beaucoup de musique pour trouver la bonne et j’essaie de trier sur le volet ce que j’avais de mieux en magasin. J’en parle comme ça maintenant avec le recul parce que j’en suis content. Il y a encore des points que je pourrai perfectionner  d’où l’envie très forte de faire un autre album.

  • CL: Comment s’est déroulé l’enregistrement de l’album ?

AC :  J’ai eu la chance de travailler avec  Renaud Letang qui est un producteur que j’admire vraiment énormément. Je ne m’étais jamais dit que ce serait possible. Son nom je le connais parce qu’il a fait pleins d’albums que j’écoute vraiment énormément. J’adore Philippe Katerine, Alain Souchon qui fait parti de mes préférés de la génération d’avant. Travailler avec lui m’a donné l’impression de faire un peut parti de cette « famille ». Il a fait tellement de bonnes chances, toujours en prenant des risques. J’ai pris du temps pour écrire les chanson et après j’ai eu envie de laisser une grande part à la réalisation de cet album et de prendre des risques à ce moment là en allant chercher une part de moi que je ne connaissais pas. Ça fait un moment que l’album est fini et je ne m’en suis pas lassé donc je me dis que c’est un véritable avantage.

  • CL : C’est plutôt bon signe.

AC : Après je ne m’écoute pas non plus tout le temps. Je m’écoute dans le travail mais je mets rarement mon disque chez moi pour me détendre (rires). Mais je voulais un truc qui me ressemble, être en accord avec moi-même et je le suis.

  • CL : Tu viens d’une famille d’artistes. Est-ce que ça t’a donné envie de te lancer dans la musique ?

AC : C’est marrant parce que j’ai baigné dans cet univers. Mon père n’était pas comptable, je peux imaginer une famille avec un papa comptable, mais ça peut être très funky aussi. Il ne faut pas faire de généralité. Mais c’est vrai que chez moi j’ai toujours vu des trucs assez marrants, des gens avec des parcours intéressants. Ça m’a donné ce goût pour des métiers comme la musique, le cinéma, la radio. Je m’en sentais proche et j’ai évidement eu des parents qui n’ont jamais été contraires à ce que je fasse ça et c’est d’ailleurs à un moment moi qui ai refusé ce truc d’être artiste pour me dire je vais faire un truc plus classique moi. J’ai fait une école de marketing en me disant je vais ouvrir un bar avec des potes. Pourquoi pas ? J’adore cuisiner, donc ouvrir un resto, ça peut être quelque chose que je ferai un jour même. En tout cas je me suis lancé là-dedans et j’ai arrêté pas parce que je ratais mais parce que ça me rendait dépressif. C’était pas mon truc donc je suis reparti en musique. Après un passage à Londres et une école de musique à Anvers, j’ai réalisé que mon truc c’était de composer et pour ça il n’existe pas de formation.

  • CL : Tu me disais être parti en Angleterre. Est-ce que la musique anglo-saxonne a eu un impact sur tes compositions ?

AC : Oui j’écoute beaucoup de musique en anglais. Après je ne sais toujours pas tout ce que j’ai pris là-bas. Mais j’ai eu plusieurs groupes, j’ai joué dans les bars. C’était chouette et nouveau, j’étais entouré de musiciens. Je ne sais pas si j’ai été cherché mes influences sur place. C’est plus via les disques. A l’époque j’ai adoré les albums de Coldplay. Leur premier album est l’un de ceux que j’ai le plus écouté. Je le trouve incroyable. Je ne l’écoute plus beaucoup mais je me suis vachement nourrit de ça. Quand ces compositions sont sorties je trouve que ça faisait un moment qu’il n’y avait pas eu un truc aussi fort mélodiquement. Ça me fait toujours un truc quand il chante. C’est ma partie groupie qui parle.

 

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