Beth Hart: « Sans Joe Bonamassa, cet album n’aurait jamais existé » Commentaires fermés sur Beth Hart: « Sans Joe Bonamassa, cet album n’aurait jamais existé » 6741

CL: IL y a peu de temps encore vous étiez inconnue en France… maintenant on a l’impression que vous ne pouvez plus vous passer de nous!

Beth Hart : Oui c’est clair, je suis totalement droguée à la France! J’ai passé un moment extraordinaire ici, et un été magnifique. A présent la perspective de jouer à l’Olympia le 28 mars 2013  est pour moi de l’ordre du rêve. C’est un lieu magique, où tant de gens ont joué, comme Edith Piaf. Oui, j’aime tout à fait la France et Paris. A présent, nous faisons tout ce qu’il faut pour préparer ce concert, qui sera un moment très particulier et important pour moi.

CL : Pour votre premier concert à l’Olympia, il s’agira d’une soirée un peu spéciale. Doit-on s’attendre à vous voir avec des invités? Allez-vous jouer un répertoire particulier?

Beth Hart : Pour le moment je ne prévois pas d’invités… Mais si quelqu’un veut me faire une surprise, qu’il se fasse plaisir ! En ce qui concerne les chansons que je vais interpréter, il s’agira principalement de chansons que le public connaît déjà. C’est ce que le public veut entendre, alors il faut le contenter. Du coup, je vais interpréter des chansons issues de mes anciens albums, mais aussi du dernier que j’ai enregistré avec Joe Bonamassa, « Don’t Explain ». En tous cas, les concerts en général durent longtemps, environ 2h30, ce qui laisse le temps de faire un beau tour d’horizon de mes chansons. D’ailleurs, chaque soir de concert, pour moi, le show est différent. Je vais quand même chanter quelques nouvelles chansons, issues de mon nouvel album.

CL : Dans votre nouvel album, vous abordez pour la première fois le thème de l’amour… Qu’est-ce qui s’est passé?
Beth Hart : Et bien oui c’est la première fois que je parle d’amour. Depuis deux ans, j’ai beaucoup changé dans ma tête, dans ma façon d’être. J’ai laissé s’exprimer ma féminité, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Non seulement j’ai changé en tant que personne, mais j’ai aussi changé d’inspiration dans mes textes, ou encore dans la façon de jouer la musique. En fait, j’avais vraiment envie, voire besoin, de faire autre chose. J’en avais marre du passé. Cet album, c’est un renouveau.

CL : quelles étaient vos sources d’inspiration avant cela?

Beth Hart : Je parlais surtout de difficultés dans la vie, de nos propres insatisfactions et frustrations, de nos craintes et de nos relations familiales, des amis, des gens qu’on a perdus… Là, pour la première fois, je fais un album qui est plus en phase avec ce que je suis intérieurement, personnellement. Je suis plus en connexion avec ma féminité et c’est d’ailleurs pour cela que la pochette, et le livret de l’album comprennent des photos de moi en mode pinup des années 40 ! Je me suis ben amusée à faire ça, un peu à la manière de Billie Holiday, avec des influences 40’s et 60’s.

CL : est-ce le fait d’avoir travaillé avec Joe Bonamassa qui vous a fait évoluer?

Beth Hart : Si je n’avais pas fait mon album précédent de reprises avec ce formidable guitariste et artiste qu’est Joe Bonamassa, cet album n’aurait pas eu lieu. En tous cas, pas du tout comme cela. Cela a été une expérience tellement enrichissante. Ce gars a eu un impact énorme sur moi et mon travail.
CL : D’autant que pour produire ce nouvel album vous avez gardé le producteur de celui enregistré avec Joe Bonamassa…
Beth Hart : Je voulais tout changer le style, les musiciens en studio (ce ne sont pas mes musiciens et amis de scène qui ont participé à l’album). Du coup, le producteur exécutif du disque est celui que j’ai rencontré grâce à Joe. Pour moi, c’était important de retrouver une nouvelle fraicheur artistique, un nouveau souffle. Du coup, oui, sans Joe et l’album que nous avons fait ensemble, ce nouveau disque n’aurait jamais existé.

CL : les paroles (le thème de l’amour dans ce disque) sont très importantes pour vous. Ne regrettez-vous pas que le public non anglophone perde le sens de vos chansons en route?

Beth Hart : C’est vrai qu’en Europe, que ce soit aux Pays-Bas, ou au Danemark, les gens ne parlent pas toujours très bien anglais… Mais moi, quand j’entends Edith Piaf, alors que je ne parle pas un mot de français, je ressens ce qu’elle dit. La chanson et la musique ont un langage que l’on ressent au plus profond de soi. La peur, la joie, la peine…. Tout cela je le comprends, même si je ne saisie pas les mots… Je veux transmettre les sentiments et les sensations au-delà du langage.

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