Bukowski : « On se retrouve plus à faire tchin tchin et à jouer du rock’n’roll qu’à chercher un concept» Commentaires fermés sur Bukowski : « On se retrouve plus à faire tchin tchin et à jouer du rock’n’roll qu’à chercher un concept» 303

Loin des clichés du rock actuel, le groupe Bukowski fait ce qu’il aime et s’inspire de ses premiers amours musicaux, n’en déplaise à certains. La joyeuse bande avait donné rendez-vous à Concertlive dans un café parisien pour parler de sa nouvelle pépite « On the Rocks » mais aussi revenir sur sa vision du rock actuel, parler littérature et compositions. Interview.

 

  • Concertlive : Quelles sont les spécificités de ce nouvel album ?

Bukowski: (Julien) C’est Buko 2.0 avec la nouvelle formation. On l’a tous composé ensemble ce qui est nouveau pour nous. Ces nouvelles idées apportent de nouvelles textures et couleurs aux morceaux.

  • CL : Il y a beaucoup de nouveauté dans le groupe, management, musiciens. Cela a-t-il été bénéfique pour vous ?

Fred : Ce sont des changements qui ont été pensés six mois avant d’entrée en studio et pour l’instant on n’en connaît pas encore toutes les retombées. C’est le problème dans la musique, c’est que les effets sont vraiment à retard. Ça ne se dit pas non ?

Julien : Ça se dit bof (rires)

Fred : Je ne trouve pas le mot, enfin vous aurez compris, voilà carrément vous aurez compris (rires) Bref on essaie de faire les choses avant pour qu’elles arrivent au bon moment. Avant on faisait les choses au jour le jour et ça ne fonctionne pas comme ça. On veut être là au bon moment quand les planètes sont alignées (rire). En fait on doit placer des mots et « les planètes soient alignées » en faisait partie.

  • CL : Il y a quoi d’autres comme mots, que je puisse vous aider ?

Fred : On ne peut pas dire mais il y a oiseau entre autre.

  • CL : Comment avez-vous composé l’album ?

Julien : On a beaucoup composé en studio, on a pas répété. On avait nos idées, on a tout mis sur la table et on a créer en enregistrant l’album. C’était un pari risqué mais qui est réussi.

  • CL : Tous les titres ont été écrit dans le studio ?

Fred : Oui on avait pas répété avant. On manquait de temps si on voulait que l’album puisse sortir en mars. Mais je savais que c’était possible parce qu’on écrit pas une musique hybride, nous on veut faire des chansons. Donc c’est plus simple, il nous faut trois plans et il faut qu’ils défoncent. C’est finalement le plus dure à faire.

  • CL : Pourquoi ce titre « On the rock » ?

Julien : Parce qu’on a demandé du champagne sur la prochaine tournée (rires). En fait on voulait éviter le côté trop sombre et puis ça nous correspond bien aussi, on est de joyeux fêtards.

Fred : Et puis passé la texture métal, on voulait se rapprocher du mot rock, c’est à dire être plus en marge du Hellfest. On voulait faire quelque chose de plus Foo Fighters que black metal.

  • CL : Est-ce que vous avez écouté certains artistes pour la composition de cet opus ?

Fred : Non, pas vraiment. Etant des vieux cons je crois qu’on réécoute nos vieux albums. On regarde un petit peu ce qui se fait de neuf mais il n’y a pas grand chose qui nous plaît ou qui nous fait nous dire ‘putain on va faire ça’. En fait on est décomplexé de toutes les modes et on fait ce qu’on a envie d’entendre avec nos capacités techniques de jeu qui ont une certaine limite. (rires) Enfin on est tous né avec des courants de musiques néo metal, punk et je trouve que là il n’y a pas de vrai mouvement dans les musiques énervées.

  • CL : Dans l’album il y a un titre qui s’appelle « 1 more Shade of Grey », ça a un rapport avec le film/ livre ?

Fred : Pas du tout, on l’a fait avant la sortie du film.

Julien : En fait c’était une référence à « Biohazard » d’Incubus. Nous on a composé le titre en octobre bien avant la sortie du film. Effectivement la question se pose mais ça n’a rien à voir.

Fred : C’est vrai que nous, plus on se détacher de ce genre de choses mieux c’est. Malheureusement le timing là n’est pas idéal. C’est pas de bol tiens.

Julien : On a encore assuré les gars !

  • CL : En parlant littérature, passons à un autre registre. Le groupe s’appelle Bukowski, qu’avez-vous apprécié de son œuvre ?

Julien : Un peu tout de son œuvre.  Le personnage, les crises de rire en lisant ses nouvelles.J’ai à peu près tout lu. On s’est dit que ça donnait un côté violent, crasspec et en même temps plein d’espoir qui nous ressemblait pas mal. En plus c’est un nom propre c’est international et puis je ne crois pas qu’il aie eu un fils qui puisse nous faire un procès. Du moins, s’il en a un, il ne le sait pas.

  • CL : Comment avez-vous créé le design de l’album ?

Julien : On l’a créer en dernière minute le temps de se mettre d’accord avec la maison de disque.

Fred : En fait il faut savoir que c’est Elvis sur scène qui est en train de mettre un coup de point, on dirait qu’il est dans un groupe d’Hardcore. C’est venu comme ça sans être très concept encore une fois, c’est juste l’image qui nous plaisait. Il faut dire qu’on est fainéant niveau visuels. En fait on se retrouve plus à faire tchin tchin et à jouer du rock’n’roll qu’à essayer de trouver un concept musical ‘ avec un ossature qui traverse tout le disque’.

Julien : On ne geek pas la musique.

  • CL : De quoi traite le dernier titre de l’album « The Begining of the end » ?

Julien : Il parle de la fin du monde avec un grand sourire.
Fred : On a fait ce titre là en plein dans las attentats. On était en train de chanter ça le jour même et ça a pris tout son sens. C’est un truc où tu sens que les gens ont le sourire jusqu’aux oreilles et en fait ils vont droit dans le mur.

 

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