Caravan Palace : « Plus de bordel sur scène! » (interview et vidéo live) Commentaires fermés sur Caravan Palace : « Plus de bordel sur scène! » (interview et vidéo live) 220

Concertlive: Dans quel état d’esprit est le groupe Caravan Palace à l’aube de cette nouvelle tournée ?
Hugues :
On est un peu impatients quand même ! Ça y est, on retourne aux « affaires », c’est-à-dire sur la route, ce que l’on aime faire et ce que l’on sait faire. Il y a de nombreuses dates de prévues donc nous sommes très excités.
Charles : Nous n’avons pas vraiment tourné depuis septembre 2010. On a fait quelques dates cet hiver pour voir comment réagissaient les gens aux nouveaux morceaux. Mais cela fait un an et demi que nous n’avons plus du tout l’habitude de la scène et à mon avis, on va bien flipper sur les premières dates.

CL Quelle sera l’évolution en matière de scénographie sur ce nouveau spectacle ? Vers quoi tendez-vous ?
Hugues :
Déjà il y a un membre de plus dans le groupe et pas n’importe lequel puisqu’il joue du vibraphone qui est un instrument assez imposant. Il nous a fallu repenser la scène en fonction de cela d’où plus de profondeur avec plus d’éléments décoratifs...
Charles :
Plus de bordel !
Hugues : Oui, plus de bordel sur scène pour le dire franchement. Mais on repart sur les bases qui ont fait notre « succès » sur la première tournée, c’est-à-dire pas mal de spontanéité et de fraîcheur. On essaie de ne pas tout cadrer parce que cela ne nous ressemble pas. Par contre, ponctuer le spectacle de temps à autre oui, mais on ne recherche pas une mise en scène absolument.
Charles : Après il y aura des surprises mais on ne va pas tout dévoiler.

CL : Côté set-list, allez-vous panacher les deux albums ou davantage vous centrer sur le second opus qui vient de paraître ?
Charles :
Il y a quelques titres du premier album que l’on se sent un petit peu obligés de jouer et que l’on aime toujours jouer de toute façon. Après c’est la tournée du deuxième album donc c’est surtout le deuxième disque que l’on va défendre sur scène.

CL Est-ce que ce nouvel opus, « Panic », vous donne plus de possibilités en matière d’émotions notamment en live ?
Charles :
Le disque est assez varié donc cela se ressentira dans le set forcément. On est content de cela car il y a plus de tempos différents, plus de reliefs.
Hugues : On avait besoin de cela. On avait un live qui était toujours « au taquet » et on avait besoin de souffler un peu, même nous pour pouvoir faire un concert un peu plus long, tenir les gens en haleine plus longtemps. Il fallait que l’on ait des choses à raconter autres que « il faut danser, il faut danser, il faut danser! ». En cela, le deuxième disque nous a permis d’avoir un répertoire plus varié, plus hétérogène.

CL Est-ce que la transposition du disque au live a été difficile ?
Charles :
Franchement on peut dire que oui, cela n’a pas été simple. Cela reste quand même un album de musique électronique même s’il n’y a pas que ça. Il y a beaucoup de programmations de synthés. Et forcément, lorsque l’on écrit un truc devant son ordinateur, ce n’est pas du tout pareil que si l’on est devant son synthé à le jouer. C’est du boulot que de réadapter les lignes pour les rendre jouables.

CL Est-ce que vous avez prévu un brancard pour Colotis Zoé, au cas où elle se casse la cheville à nouveau, comme sur la précédente tournée ?
Charles :
Elle avait fait un Olympia dans un canapé d’ailleurs ! On sait où il se trouve, on l’a gardé au cas où !

CL Un mot sur le nouvel album « Panic », qui démarre assez fort dans les ventes, en France mais aussi à l’étranger. Est-ce que l’international va être un objectif important pour vous cette année, avec davantage de concerts à l’étranger ?
Charles :
C’est le but de Caravan Palace que de partir à l’étranger et faire découvrir notre musique au plus grand nombre.
Hugues : Après on a déjà fait beaucoup de concerts à l’étranger, sans forcément beaucoup de suivi derrière au niveau du disque. Cette fois, on va essayer de travailler de manière plus approfondie, de peut-être faire moins de concerts mais développer des partenaires sur place. Forcément cela prend plus de temps mais oui on va se pencher davantage là-dessus.

CL : Vous allez jouer dans pas mal de festivals en France cet été, notamment les Francofolies. Quels sont les festivals que vous n’avez pas encore fait ?
Hugues :
Carhaix [Les Vieilles Charrues, NDLR], les Eurockéennes, Rock en Seine… Potentiellement, on aimerait être programmés dans ces festivals mais c’est le choix du programmateur avant tout. Parfois un programmateur va penser que notre musique ne rentre pas dans sa ligne éditoriale. Parfois, on ne peut pas se produire dans un festival pour des raisons de planning. Cela nous ait déjà arrivé par le passé avec les tournées foisonnantes que l’on a. On ne peut pas être partout à la fois. On est obligé de faire des choix parfois cruels.

CL: Les trois concerts au Trianon à Paris les 19, 20 et 21 mars affichent complet. Avez-vous prévu de revenir à Paris ultérieurement?
Hugues:
Je pense que cela se fera. Après, toutes les dates n’ont pas encore été annoncées si tu vois ce que je veux dire. Mais on espère bien après les festivals d’été revenir sur Paris pour des dates dans un lieu qui nous plaît. On verra.

Propos recueillis par la rédaction
Retranscription Emilie Leoni

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