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David Lewis, Paris Combo : « Nous avons eu la chance de démarrer quand il y avait encore un espace possible pour des artistes émergents, grâce aux labels indépendants »

Par Nathalie Paul le 21/03/2018 - Dernière mise à jour : 19/04/2018

David Lewis, Paris Combo :

Paris combo fête ses 20 ans.. le groupe fête son anniversaire à la Cigale à Paris le 6 avril 2018 et sort un album inédit de remix « Paris Combo Remixed ». L’occasion de faire le point une succès story   française… qui s’exporte dans le monde entier, avec David Lewis :   Comment s’est créé l’album de […]

Paris combo fête ses 20 ans.. le groupe fête son anniversaire à la Cigale à Paris le 6 avril 2018 et sort un album inédit de remix « Paris Combo Remixed ». L’occasion de faire le point une succès story   française… qui s’exporte dans le monde entier, avec David Lewis :

 

Comment s’est créé l’album de Remix ? 

Notre label australien nous avait demandé des bonus tracks pour la sortie de l’album « 5 » en 2015 – du coup nous avons contacté Taggy Matcher et Bart & Baker,que nous connaissions grâce à d’autre collaborations, pour qu’ils réalisent deux remixes .
Ensuite, dans le sillon de notre dernier album « Tako Tsubo » (2017), nous avons décidé d’aller plus loin et de laisser « carte blanche » à plusieurs remixeurs de notre entourage pour faire une relecture de nos chansons et tout spécialement de notre titre phare, « Living Room »(1999) ,pour marquer nos vingt ans discographiques.

 

Quelle est votre impression quand vous écoutez ces remix?
On est ému par le point vue que porte chaque remixeur sur les chansons ! Certains des remixes sont des re-créations totales à partir d’une matière « brute » choisie – je pense au traitement virtuose de « Orageuse » par Time to Shave  ( Paul-Marie Barbier et Julien Grunberg).  D’autres remixes adhèrent plus aux mélodies et textes d’origines, tout en amenant les chansons sur une autre planète sonore, comme ceux de Nicolas Repac ou Dee Nasty, par exemple.

 

Cela a influencé votre tournée asiatique: et la suite? Cela vous donne-t-il des idées pour vos projets futurs? 

C’est plutôt le contraire ! C’est notre tournée en Chine et la rencontre avec le groupe SIU2 à Hong Kong qui nous a inspiré le remix de « Je Suis Partie ». Pour la suite, nous avons effectivement quelques idées de collaborations – le son et le style du groupe sont identifiables mais on a envie très de le voir transformé par le contact avec d’autres créateurs…

20 ans de musique: comment s’annonce le concert du 6 avril? Que préparez-vous ?
On prépare un nouveau spectacle avec l’arrivée d’un multi-instrumentiste, Rémy Kaprielan, et avec une création vidéo d’Olivier Simola (Cirque du Soleil, Philippe Découflé) en collaboration avec Emilee Seymour, réalisatrice de nos derniers clips. La Cigale est une fête pour nous, mais aussi le début d’un nouveau cycle de concerts en France et à l’étranger qui devrait s’étendre jusqu’à fin 2019.

Alors que les artistes ont de plus en plus de mal à s’imposer sur la scène musicale, la longévité d’un groupe est un exploit…  qu’en pensez-vous?

Pour un groupe, durer est encore plus difficile que pour un artiste solo – c’est un peu comme un mariage mais à plusieurs! Il faut aller de l’avant et sans cesse imaginer de nouveaux projets. De ce point de vue, tourner à l’étranger a été formidablement stimulant pour nous.  Nous avons eu la chance de démarrer quand il y avait encore un espace possible pour des artistes indépendants, émergents, grâce aux labels indépendants comme Boucherie Production et des acteurs du secteur moins en crise, moins frileux.

 

Le dernier album paru en 2017, Tako Tsubo, est un hymne aux émotions… C’est votre moteur?

Forcément, cette émotion qui jaillit directement du corps, on la ressent quand on fait de la musique…Dans ces textes, Belle du Berry parle beaucoup de l’anatomie humaine et la manière dont elle exprime nos états émotionnels, qu’on le veuille ou non…

 

Le syndrome du coeur brisé: pourquoi cette inspiration pour votre dernier album studio? 
Belle a voulu évoquer ce lien très fort entre le corps et les émotions, l’impact du sentiment sur notre métabolisme. C’est justement l’idée que le cœur, organe essentiel et symbole de l’amour, puisse littéralement se déformer, voire se briser, suite à une émotion trop forte.

 

Le Japon et l’Asie en général est l’un de vos terrains de jeux préférés… comment a débuté cette histoire d’amour?

Pour Hong Kong c’était en 2015 – nous avons été invités par l’Alliance Française puis nous sommes revenus en 2017 à l’occasion de notre tournée en Chine. Nous avons effectivement tourné dans une grande partie de l’Asie mais notre terrain de prédilection serait plutôt les Etats-Unis, où nous avons fait plus de 20 tournées depuis le premier album. Curieusement, nous ne sommes jamais allé au Japon, mais nous espérons y jouer bientôt notre « TAKO TSUBO  » !

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