David roads (Airbourne) : « Airbourne a été mon premier groupe sérieux » 0 1112

CL : Depuis que le deuxième album (« No Guts No Glory ») est sorti vous avez passé du temps sur la route, combien de temps en fait ?

David Roads : Toute l’année dernière et on n’a passé que quelques mois cette année à la maison en Australie pour écrire le 3ème album.  Donc là, ça fait deux mois qu’on est reparti sur la route. On arrive à la fin de la tournée de « No Guts No Glory » et puis on va continuer l’écriture du troisième album. Demain par exemple on se lève à cinq heures, on va en Suisse pour un autre festival, ensuite on retourne en Angleterre où on va jouer avec Iron Maiden, c’est assez serré. Avec un peu de chance, on aura le temps de voir Mastodon et Slipknot ce soir mais c’est pas gagné. Ça a été une sacrée année et demie.

CL : Donc entre « No Guts No Glory », sa tournée et le troisième album il n’y aura pas de pause ?

David Roads : Apparemment pas, mais quand on est sur la route c’est comme des vacances au boulot. Rentrer en Australie nous permet de mettre les choses à plat, d’écrire.

CL : Une partie de l’écriture s’est faite sur la route ?

David Roads : La grosse majorité oui, sur la route on est tous ensemble donc il y a des choses qui se font pendant les balances, d’autres dans le tour bus. Même dans les loges on installe quelques amplis ou on prend des acoustiques. C’est juste histoire de faire des brouillons, des bouts de choses qu’on développera plus tard et une fois en Australie on remet tout à plat pour en faire de vraies chansons.

CL : Et comment ça sonne pour l’instant ?

David Roads : Ca sonne rock. On a des trucs solides sur les démos déjà. On va rentrer en studio dans l’année, on a de quoi déjà. Donc il reste quelques finitions à faire mais ça va aller vite.

CL : Si vous aviez la chance de pouvoir inviter quelqu’un le temps d’un duo sur le troisième album, ce serait qui ?

David Roads : Si on faisait un duo ? Ce serait avec Slash je pense. C’est le genre de truc qu’il fait bien.

CL : Via votre site, vous avez essayé de faire un geste pour soutenir les victimes de Fukushima, comment ça s’est passé ?

David Roads : C’est le management qui a organisé ça et la maison de disque. C’était important de faire un petit quelque chose, c’est moche ce qui s’est passé. Déjà en Australie on a eu des méchantes inondations et des ouragans et puis après ce truc au Japon… Le monde est complètement détraqué… Donc si on peut aider….

CL : C’est loin d’être votre premier concert en France, comment ça se passe avec le public ?

David Roads : Le public français est très passionné, très rock’n roll.  On adore jouer ici,  la dernière fois avant ce festival, on a joué au Hellfest et il y avait du vent, on n’a pas envoyé le concert qu’on voulait donner, donc là on a l’ambition de se rattraper et de leur en mettre plein la figure. Rien n’est jamais vraiment prémédité, ce qui arrive arrive. On a notre set qui mélange les deux albums et Joël (NDLR : Joël O’Keefe, chant et guitare)… fait des trucs différents à chaque fois.

CL : C’est différent pour vous d’appréhender un concert en salle ou un festival en plein air ?

David Roads : Pas vraiment, tous les shows sont pareils. La vraie différence c’est que la scène est beaucoup plus grande sur un festival. On est un groupe plutôt énergique donc ça nous fait plus de place pour tout balancer. Mais nous jouons tous nos shows de la même façon. On y va à fond où qu’on soit.

CL : Envisagez-vous de faire un album live ?

David Roads : On a enregistré celui de Wacken déjà en vidéo. Mais un album live avec seulement deux albums au compteur c’est un peu tôt.  Pour ce genre de musique, le live c’est l’idéal. Tous les fans de rock rêvent de trucs comme le « Kiss Alive » ou un live d’AC/DC, c’est vraiment spécial un live de rock. Ça, nous le feront un jour, oui.

CL : Est-ce-que tu te souviens de ton premier concert en tant que musicien ?

David Roads : Oui, je crois que c’était un petit festival en Australie. C’était un truc genre « battle » entre groupes, à Warrnanbool d’où on vient.  C’était déjà avec Airbourne. J’ai rejoint le groupe assez tard, ils ont commencé en trio puis quand ils ont cherché un guitariste rythmique, j’ai intégré le groupe. Je me souviens il y avait des tables en plastique vers l’endroit où on nous faisait jouer. Joël a marché dessus pendant le show et ça a cassé. Ils ont voulu nous faire payer les dégâts, mais on n’a rien voulu savoir.

CL : C’est une vocation la musique ?

David Roads : J’adore le rock’n roll. J’ai toujours voulu faire ça, tu commences avec tes groupes et tes albums préférés que t’écoutes en boucle, pour moi c’était Razor ‘s Edge d’AC/DC, des cassettes de Led Zeppelin, Rose Tatoo. Ca t’inspire l’envie de prendre un instrument.  Et le reste c’est de la vie. J’ai fait partie de petits groupes mais rien de sérieux, puis j’ai rencontré Joël ; on travaillait dans le même bar. Ça a été mon premier groupe sérieux.

 


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