Eddy Crampes : « J’ai l’impression de faire de la variété » Commentaires fermés sur Eddy Crampes : « J’ai l’impression de faire de la variété » 241

Gueule de beau gosse barbu à la Vincent Gallo, voix blanche et mélodies à la guitare sèche : Eddy Crampes écrit des chansons poignantes en orbite de la galaxie Aquaserge/Julien Gasc. Pour accompagner un nouvel opus successeur de son album « Le Meilleur ».

 

 

Concertlive : Vous produisez vous souvent sur scène ? 

Eddy Crampes : Cela dépend. Il y a des moments où je joue moins. Là je vais présenter un spectacle pour accompagner une sortie d’album. Il s’agit d’un objet disque qui verra le jour en novembre en CD et vinyle, une version augmentée de ma « mostla » pour le label La Souterraine, un recueil à l’origine publié sur le web.

Concertlive : Vous avez tourné en France, en Belgique, en Pologne, en Amérique Latine, assuré la première partie de Rodolphe Burger, Nouvelle Vague, Troy Von Balthazar. Vous considérez vous comme expérimenté sur scène ?  

Eddy Crampes : Je ne dirais pas que j’ai fait des centaines de concerts mais j’en ai tout de même fait beaucoup car j’ai eu pas mal de groupes. Dès la fin des années 90, je jouais dans une formation qui s’appelait Sibyl Vane, une référence au premier rôle du portrait de Dorian Gray. Il y a aussi eu Michel & Michel ou le No Moustache Orchestra

J’ai eu plusieurs périodes mais pour ce qui est de cette chanson française là, je m’y consacre depuis quatre, cinq ans. En parallèle, j’écris de la musique pour des compagnies de danse et de théâtre, une à Toulouse, où je vis et une autre dans les Landes qui se nomme Androphyne

Concertlive : Est ce que la musique est votre activité principale ? 

Eddy Crampes : J’ai d’autres activités artistiques mais la musique est mon fil conducteur de ces douze dernières années. De là à dire que c’est mon gagne-pain (petit rire étouffé)… 

Concertlive : Vous avez réalisé une reprise d’Alain Barrière. Est ce que vous vous projetez dans une carrière telle que la sienne, dans des ennuis avec le fisc et la construction de votre propre théâtre-discothèque-restaurant ? 

 

Eddy Crampes : Oui, c’est une belle vie (il rit). Mais il faut comparer ce qui est comparable. Alain Barrière a passé des années dans le business du disque, il a fait l’Eurovision… En ce qui me concerne, j’ai l’impression de faire de la pop, de la variété, tout mon travail tend vers ça. Je veux faire des rencontres, écrire des chansons, j’aime ça. Il faut que ça continue à avancer.

Pourquoi pas trouver de nouveaux interprètes qui feraient appel à moi pour des chansons ? Je ne suis pas dans un schéma de maison de disque à l’ancienne, c’est du « Do it yourself », on est bien loin de l’industrie du disque de ces trente dernières années, et même de ces vingt dernières années.

Concertlive : Pour qui avez vous signé des titres en tant qu’auteur-compositeur ? 

Eddy Crampes : Ces derniers mois, j’ai composé pour Laure Briard, une artiste toulousaine. En ce moment, je travaille sur des chansons d’Emmanuel Mario, qui a un groupe nommé Astrobal. J’ai aussi travaillé avec Julien Gasc d’Aquaserge. Je me présente aussi comme chansonnier, quelquefois ça aide.

J’aime bien écrire sur commande. Cela peut être un thème, un mot, cela dépend des moments. C’est bien d’avoir des pistes mais on peut aussi écrire pour un homme ou une femme en le regardant vivre, simplement.

 

https://youtu.be/it8lkloaX7w

Concertlive : Diabologum, Michel Cloup, Experience, ça vous parle vous qui êtes installé à Toulouse ? 

Eddy Crampes : Je vis à Toulouse depuis quinze ans. Bien sûr, j’étais « fan » de Diabologum même si je n’aime pas trop ce mot en fait. En fait j’étais amateur de ce groupe sans savoir qu’ils venaient de Toulouse. En venant y vivre j’ai rencontré Michel Cloup de Diabologum ainsi qu’Arnaud Michniak. C’est une autre école mais j’aime bien aussi.

Concertlive : Ils étaient signés sur le label Lithium qui démarra à Nantes. Connaissez vous cette ville où vous allez jouer bientôt ? 

Eddy Crampes : Très peu, je n’ai fait qu’y passer. Je vais m’y produire pour la quinzième fois dans une configuration un peu particulière, une formule très différente de ce que j’ai longtemps pratiqué, à savoir jouer seul avec ma guitare ou avec un groupe. Je vais jouer sur des pistes avec en fond visuel des images générées par la vidéaste toulousaine Marjorie Calle.

 

Concertlive : Et le nantais Dominique A, qui était aussi chez Lithium à ses débuts ? 

Eddy Cramps : Dominique A, je me revendique très clairement de lui, surtout de ses débuts. En fait, quelque part, je dois me situer entre Dominique A et Diabologum…

Concertlive : Diabologum pour le ton, Dominique A pour le son ? 

Eddy Cramps : Oui en faisant des raccourcis.

Concertlive : Un défaut journalistique…

Eddy Cramps : Mais c’est un peu moi qui vous ai tendu la perche, après tout.

Propos recueillis par Nicolas Mollé

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