Good Charlotte: « Nous n’avons jamais vécu de mauvais concert en France » (vidéo) Commentaires fermés sur Good Charlotte: « Nous n’avons jamais vécu de mauvais concert en France » (vidéo) 638


Concertlive: Comment décririez-vous l’évolution de Good Charlotte?
Benji:
Plutôt naturelle. Nous avons commencé très jeunes. Si vous écoutez notre premier album, et qu’ensuite vous vous penchez sur « Cardiology », vous vous rendrez compte de tout ce que nous avons expérimenté au fil des années. Vous savez, pour chaque album, nous avons essayé de nouvelles choses, sommes passés par diverses mouvances. Je pense que le fait d’avoir essayé plein de choses musicalement, d’avoir su faire évoluer notre son sur chaque disque nous a peut-être permis de rester dans le circuit. Et si vous ne faites pas ça, vous vous ennuyez.
Billy: Et les fans s’ennuient aussi! Mes groupes préférés sont toujours en train de changer, de développer leurs sons. Ils vont à gauche quand vous pensez qu’ils iront à droite… C’est ça qui rend la musique excitante donc nous avons essayé de suivre cette idée.

CL: Sur « Cardiology », vous avez travaillé de nouveau avec le producteur Don Gilmore. Comment cela s’est-il passé?
Benji:
C’était super. Don Gilmore est le tout premier producteur avec qui on a travaillé. C’est l’un de nos plus vieux amis, dans le monde de la musique en tout cas. J’aime bosser avec lui.
Billy: C’est un ami plus qu’un partenaire de travail. Il fait des blagues tout le temps, il aime vraiment faire des disques. Beaucoup de producteurs ne sont pas présents tout le temps, parce qu’ils ont beaucoup à faire. Don était avec nous en permanence. C’est le genre de personne qui ne fait pas un album s’il ne l’aime pas vous savez.

CL: Comment travaillez-vous pour créer de nouvelles chansons?
Benji:
La plupart du temps, nous commençons avec une guitare acoustique, pour trouver une idée forte. Nous travaillons dessus pour la développer, Joel et moi. Le plus souvent, nous essayons de trouver une mélodie pour un refrain et nous construisons autour.

CL: Les messages que vous transmettez via les paroles de vos titres sont souvent très positifs. Vous semblez donner de l’espoir à vos fans…
Benji:
Oui! La musique, les groupes que l’on aime nous ont aidés dans des périodes difficiles de nos vies. Si nous pouvons apporter la même chose aux gens, c’est bien. Je pense que l’on reçoit ce que l’on donne. Donc nous essayons de rester les plus positifs possible.

CL: La chanson ‘1979’ est importante pour vous. Dans vos premiers albums, vous évoquiez les difficultés de votre enfance. Vous vouliez évoquer ce sujet d’une manière différente?
Benji:
Oui. C’est le fait de grandir qui veut ça. Nous comprenons les choses de manière différente aujourd’hui. Quand on est jeune, on a tendance à réagir aux problèmes de manière agressive ou anxieuse. Maintenant que j’ai grandi et que je vois que chacun commence à fonder sa propre famille, les choses entrent dans une perspective différente. La chanson ‘1979’ est vraiment l’une des plus importantes de l’album, en tout cas, l’une des plus importantes que j’ai écrites. J’ai voulu aborder ce sujet différemment parce que je le voyais toujours négativement dans le passé. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

CL: Comment vivez-vous votre tournée actuelle ? Toujours autant de plaisir sur scène ?
Billy:
Absolument! Nous profitons plus que jamais de la scène. C’est toujours très excitant quand nous sortons un nouvel album, parce que nous jouons nos nouvelles chansons devant le public. Cette tournée est incroyable car partout où nous allons, on joue salle comble. Les fans semblent aimer toutes les chansons, ils connaissent chaque mot de chaque titre! Nous avons aussi mis du temps à faire ce nouvel album. Certains se sont mariés, ont eu des enfants… Nous avons vraiment pris le temps pour se retrouver et réaliser ce disque comme nous le voulions. Nous n’avons pas joué pendant une longue période, donc c’est super excitant de retourner sur scène.

CL: Vos fans vous ont toujours beaucoup soutenus pendant toutes ces années. Quel est votre sentiment par rapport à cela?
Benji:
Nous sommes très chanceux! Si nous ne jouions pas pour nos fans, nous ne serions pas là. Il est assez difficile de rester dans le circuit en tant qu’artiste et nous nous estimons vraiment chanceux d’être soutenus par une communauté de fans aussi soudée.
Billy: C’est spécialement le cas ici, en France ! Les fans français sont d’un niveau incroyable. Nous n’avons jamais vécu de mauvais concert ici.
Benji: Nous adorons jouer en France, et surtout à Paris. C’est toujours très intense et les fans sont vraiment géniaux.

CL: Y a-t-il un moment vraiment particulier dont vous-vous souvenez avec vos fans?
Billy:
Pour la sortie de « The Chronicles Of Life And Death », nous avons fait une sorte de showcase dans un grand magasin de disques parisien, qui s’étend sur trois étages. Il y avait du monde partout, à tous les niveaux ! Je me souviens qu’en jouant là-bas, nous nous sommes regardés en souriant et nous nous sommes dit: « Tu le crois, ça? ». Ce n’était pas vraiment un concert, mais c’était peut-être le show le plus dingue que l’on ait fait chez un vendeur de disques pour la sortie d’un album.

CL: Vous avez réalisé une vidéo promotionnelle originale pour le titre « Sex On The Radio ». Comment l’idée vous est-elle venue?
Benji:
L’idée nous est venue en regardant le clip de l’un des mes groupes préférés qui s’appelle Cake. Dans les années 1990, ils ont fait un petit film qui ressemblait à une vidéo amateur. J’ai beaucoup aimé le concept, et nous avons fait quelque chose s’en approchant. Nous avons mis des costumes, nous avons essayé de faire quelque chose de plus « pro », avec de meilleures caméras. En fait, nous avons nous-mêmes du bon matériel, donc la vidéo a été très simple à faire. Il a juste fallu se rassembler et tourner pendant toute une journée.

CL: Vous avez soutenu de nombreux groupes. Lesquels écoutez-vous en ce moment?
Billy:
J’aime beaucoup Pendulum. Ils ont sorti un album l’année dernière. Je l’ai écouté hier soir et ils sont vraiment géniaux.
Benji: J’ai beaucoup écouté la bande originale de « Tron » par les Daft Punk, j’ai vraiment aimé.
Billy: L’un de mes amis a un nouveau groupe, c’est un ancien d’Atreyu. Sa nouvelle formation s’appelle Black Clouds Collective. Il chante et joue de la guitare et c’est vraiment bien. Ce groupe va devenir très grand!

CL: Quel est votre meilleur souvenir de concert?
Benji:
C’est difficile de choisir un seul souvenir, il y en a tellement! Il y a de très bons moments tous les soirs… Je suis d’ailleurs pressé d’être ce soir parce que tous les concerts que nous avons donné à Paris ont été exceptionnels, je les adore.
Billy: La première fois que l’on a joué à Paris, les jeunes se bousculaient vers le devant de la scène, leurs mains étaient toutes en l’air. La foule était comme soudée ! Il en ressortait une énergie punk/rock comme nous n’en avons jamais vécue aux Etats-Unis. C’était une petite salle, tu t’en souviens ? [à Benji NDLR]
Benji: Ce n’était pas l’Olympia. C’était pour le concert suivant…
CL: C’était la Boule Noire
Benji: Oui c’est ça ! C’était un concert vraiment génial!

CL: Quel est le meilleur groupe que vous ayez vu sur scène ?
Benji:
En ce moment, mon groupe préféré à voir sur scène, c’est Gallows, du Royaume-Uni. Le meilleur groupe de scène que j’aie jamais vu… Un show extraordinaire!
Billy: J’aime des groupes comme Nine Inch Nails. La manière qu’ils ont d’organiser la mise en scène de leurs shows est impressionnante. Ils ont su créer quelque chose que personne n’avait jamais vu pendant leur dernière tournée!

Voir les photos du concert et lire le reportage au Bataclan

Propos recueillis par Julia Escudero

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