Mountain Men : « On aime l’idée de marcher à contre courant » (Interview) Commentaires fermés sur Mountain Men : « On aime l’idée de marcher à contre courant » (Interview) 299

Concertlive a rencontré le duo sympathique de Mountain Men en terrasse d’un café parisien pour parler de son nouvel opus hors norme « Against the Wind ». Le duo qui n’aime pas faire comme tout monde, y a incorporé, une fois n’est pas coutume, un titre en français. Le groupe présentera cet opus à Paris le temps d’un concert au Café de la Danse le 15 avril 2015 et sera en tournée dans toute la France juste après.

  • Concertlive : Votre nouvel album s’appelle « Against the Wind », pourquoi ce choix ?

Montain Men:(Mr Mat) : C’est la sensation qu’on a dans notre travail. On aime pas faire comme tout le monde et moi j’aime l’idée de marcher à contre courant. Ça va avec l’idée de l’album et les thème des chansons. Il y a beaucoup de morceaux qui parlent du « moutonisme », de la pseudo évolution ou du pseudo progrès. On voulait le faire à notre sauce qui est de dire ‘tout le monde va par là et bien allons par là’.

  • CL : C’est quoi le pseudo-progrès pour vous ?

Mr Mat : C’est tout ce qui t’entoure (rires). On se pose tous les jours la question de savoir où va le monde ? Il y a ces choses qui nous entourent et nous les vend comme le progrès mais je n’ai pas la sensation que ça l’est moi.

  • CL : Vous pensez aux nouvelles technologies, à notre mode de vie ?

Barefoot Iano : On nous le vend comme quelque chose de désirable pour tout le monde sans prendre en compte les besoins individuels de chaque personne.

Mr Mat: Si on ouvre les yeux, on se rend compte que c’est bourré d’inégalités. Sans vouloir faire de la psychologie, c’est pas qu’on aille contre le monde ou le progrès mais on préfère s’enraciner vers de vraies valeurs, de vrais sentiments. Je parle bien hein ? (rires)

Barefoot Iano : Si tu as des questions un peu moins difficiles ça nous arrangerait ! (rires)

CL : Comment avez-vous composé cet album ?

Mr Matt : J’ai tout fait tour seul ! Comme d’habitude, j’en tendance à venir avec une masse de chansons, de structures, de morceaux de musiques, après on voit ça avec Ian.

Barefoot Iano : Et moi je corrige les fautes…

Mr Matt : Je disais on se met ensemble et on travaille le tout. Parfois j’arrive avec une mélodie et Ian me dit tiens ça me fait penser à ça et écrit un truc dessus. Pour ce qui est des titres en français sur cet album c’est plutôt moi qui les a fait, mais on a fait les finissions ensemble.

CL : Justement, il y a du français sur cet album, ceux à quoi vous ne aviez pas habitué. C’était important pour vous de composer dans cette langue ?

Mr Matt : C’était une vraie envie parce que c’est ma culture et que j’ai attaqué la musique en chantant Brel, Brassens, Ferré… et surtout Brassens, je suis un amoureux de ce changeur et ça rebondir sur ce qu’on avait fait l’année dernière sur notre album, hommage à Brassens.

Barefoot Iano : Pour moi c’était très important parce qu’on est en France et Matt avec la voix qu’il a, il chante ne anglais. C’est évident que les gens en France ont envie de savoir ce qui est derrière cette voix et le meilleur moyen c’est d’écrire en français.

CL : Les textes sont plus personnels du coup ?

Mr Matt : J’avais déjà l’impression de me dévoiler en anglais mais tu le fais de manière différente dans ta langue maternelle. D’autant plus en France où les gens ont une certaine aversion de l’anglais et ne comprennent pas tout. Pour moi c’était le moment idéal pour le faire. On fonctionne à l’envie.

CL : Il y a une reprise sur l’album « Georgia on my mind » de Ray Charles. Mais c’est aussi une chose à laquelle vous avez habitué votre public en live. C’est important pour vous de faire ces hommages sur scène ?
Barefoot Iano : Ce n’est pas que c’est important mais certaines reprises ont leur place en live.

Mr Matt : Et puis, on fonctionne beaucoup au plaisir et c’est du plaisir. Le nombre de chansons qui sont terribles et que tu peux jouer tous les soirs, c’est incroyable. Et puis c’est amusant parce que dans un set figé tu te dis ‘tiens on va jouer ça’. Pour moi les chansons appartiennent à celui qui l’écrit mais aussi quelque part à celui qui la chante et c’est agréable de s’approprier un morceau pour cinq minutes.

  • CL : Vous avez deux albums lives. En quoi est-ce différent pour vous de faire un album studio ?

Mr Mat : Faire un album studio c’est un instant T. C’est une photographie de l’envie de moment. Moi je trouve ça agréable aussi d’avoir cette matière de la défendre sur scène. Mais le plus important ça reste la scène parce qu’on vit sur la route en permanence. Ça fait parti du parcours de s’arrêter pour enregistrer un disque et puis c’est une excellente raison de repartir sur les routes pour aller le défendre.

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