Thomston : « Les chansons qui traitent de la dépression n’aident pas toujours les gens » Commentaires fermés sur Thomston : « Les chansons qui traitent de la dépression n’aident pas toujours les gens » 586

Charmant, timide mais aussi très heureux d’être à Paris, le jeune Thomston a rencontré Concertlive afin de discuter de son parcours. Il se confie sur son premier album à venir, ses projets, ses premiers pas dans la musique et revient sur son titre « Collarbones ».

  • Cl : Tu travailles sur ton premier album en ce moment. Comment cela se passe-t-il ?

Thomston:J’en suis encore aux premières étapes, pour l’instant je voyage, rencontre des gens avec qui j’ai envie de travailler. En rentrant, je vais passer quelques mois en studio en Nouvelle-Zélande pour tout finir. J’ai déjà écrit 19 morceaux mais je travaille encore dessus et je vais en écrire plus pour pouvoir choisir mes préférés.

  • Cl : Tu sais déjà quand sera cette période en studio ?

T: Oui  se sera en juin et juillet.

  • Cl : De quoi parlera cet album ?

T: Je ne sais pas vraiment. Pour l’instant j’ai l’impression que les choses vont trop vite pour que j’ai le temps d’absorber ce qui se passe autour de moi en ce moment. Donc ce sera plus sur des choses qui me sont arrivées dans le passé. Parce que la vie est tellement rapide en ce moment que je n’arrive pas encore à écrire sur ce qui m’arrive ! (rires)

  • Cl : Tu avais dit dans une interview que tu avais dû écrire ton Ep avant de partir en tournée parce que tu pensais que ta vision du monde changerait à ce moment là. A-t-elle changée maintenant que tu es sur les routes ?

T: Je pense oui. Je vois ces nouveaux endroits et je rencontre ces nouvelles personnes et j’apprends tellement sur l’industrie de la musique ça change la manière dont je perçois les choses. Elles sont plus intenses maintenant. Il ne s’agit plus de mon groupe d’amis et moi et de ce qui m’entourait en Nouvelle-Zélande.

 

 

  • Cl : Justement ton Ep devait rester confidentiel et n’être disponible que pour tes amis et ta famille. Comment s’est-il retrouvé sur Spotify ?

T: A ce moment là je devais tout faire moi même et j’ai eu l’opportunité de rencontrer une entreprise de management en Nouvelle-Zélande. Je voulais vraiment travailler avec eux mais ils étaient très occupé.  Après le premier rendez-vous, ils ne m’ont pas contacté immédiatement alors comme rien ne se passait, j’ai décidé de rendre la musique publique sur Spotify et je l’ai donné à des blogs qui m’ont diffusés. Les maisons de disque ont commencé à me contacter. Je suis retourner voir la boite de management pour leur dire « Au fait, il s’est passé ça ! ». C’est comme ça qu’on a commencé à travailler ensemble et puis et bien… maintenant je suis à Paris (rires)

  • CL : Tu as été surpris de toutes les réactions autour de ton Ep ?

T: Complètement puisque c’est quelque chose que j’ai fait pour ma  famille et mes amis. Du coup quand je l’ai rendu publique, je pensais que personne ne s’y intéresserait alors j’ai été choqué quand les maisons de disques m’ont appelé.

  • CL : Tu parlais de ton management qui est Sico Management, celui de Lorde. Comment a-t-il changé ta manière de travailler ?

T: Sico a arrangé les choses pour moi. Il y a tellement de choses quant à l’aspect business de la musique que les gens ne connaissent pas. Je ne savais pas tout ça, je croyais savoir certaines choses, parce que j’avais lu beaucoup d’interviews et d’articles mais en fait je ne savais pas grand chose. Ils m’ont éduqué. Ils m’ont appris à parler aux maisons de disques, à comprendre le streaming, les ventes, les tournées et toutes ces choses.

  • CL : Parlons de ton single « Collarbones ». Il traite des troubles du comportement alimentaire, c’était important pour toi d’aborder ce sujet ?

T: Oui ça l’était. J’ai l’impression que de nombreuses chansons qui parlent de la dépressions, des TCA et des sujets importants ne sont pas toujours traitées d’une manière qui aide vraiment les gens. Ce sont souvent des chansons qui disent des choses comme « Tu es beau et tout ira bien, aimes toi »… ce genre de choses. C’est bien mais j’avais une amie qui traversait ça et c’était très difficile et de mon point de vue, je ne savais juste pas quoi faire pour l’aider. C’était bizarre parce que je ne savais pas quoi dire. Je pensais pourtant qu’il fallait en parler et pas en disant juste « ça va aller ». Cette chanson a été difficile à écrire parce que je ne voulais pas qu’elle soit mal interprétée. Mais beaucoup de personnes qui en souffraient m’ont contacté pour me dire que mon titre comptait beaucoup pour eux. Et mon amie pour qui elle était écrite, m’a dit qu’elle ne pensais pas que quelqu’un pouvait autant penser à ce qu’elle endurait et que ça l’a beaucoup touchée. C’est ma plus grande fierté à l’heure actuelle.

  • CL : Tu es très jeune, et tu commences à prendre tes marques dans le monde de la musique. Comment vis-tu cela ?

T: J’ai une super équipe autour de moi et je pense que la meilleure chose dans le fait d’être jeune est que je sais que j’ai tellement de temps. Je suis même trop impatient. Je suis très excité par ce qui va m’arriver.

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