Vianney : « je suis un idéaliste de l’amour » Commentaires fermés sur Vianney : « je suis un idéaliste de l’amour » 564

C’est dans les coulisses de son concert au Chorus des Hauts-de-Seine 2015 que le jeune Vianney a accepté de répondre aux questions de Concertlive.fr. Le sourire aux lèvres, le chanteur choisi avec soin ses mots et se prête malgré sa pudeur au jeu de l’interview. Rencontre.

 

  • Concertlive : Pourquoi avoir donné le nom d’ « Idées blanches » à ton album ?

Vianney : C’est parce qu’il y a un état d’esprit qui ressort de ces chansons qui n’est pas mon état d’esprit au quotidien mais qui est celui qui a accompagné l’enregistrement de ces chansons.  C’est un truc optimiste, candide et puis il y a un côté idéaliste parce que je pense être un idéaliste de l’amour.

  • CL : Tu parles d’idéalisme de l’amour, comment cela se ressent-il sur tes textes, et quelle est cette vision?

Vianney : J’ai fantasmé certaines relations que je rêve parfaites et dans lesquelles je souhaite m’investir. Je crois que tout ça ressort d’une chanson qui s’appelle « Le débutant de l’amour ». Contrairement à ce que l’on peut croire je ne suis pas un pessimiste de l’amour je pense qu’il faut le vivre entièrement. Il ne se partage pas, l’amour est tout. Finalement j’ai cette idée là qui est de se donner entièrement à l’être aimé. Il y a beaucoup d’histoires de ruptures dans cet album mais pas de vraie haine. En dehors de « Je te déteste ».

  • CL : Tes singles « Je te déteste » et « Pas là » sont eux aussi très entiers. Ils parlent des conséquences de cet amour idéal ?

V: Ils parlent de la même histoire. J’ai écrit d’abord « Je te déteste »puisque c’était la première phase de la séparation. Je ne te déteste pas parce que tu es détestable mais je te déteste parce que je t’aime et que tu ne m’aimes pas. La deuxième phase c’était l’absence qui était douloureuse.

  • CL : Tu parles des autres phases dans les autres titres de ton album ?

V: Je ne crois pas vraiment. Je veux dire il y a d’autres chansons qui sont liées à cette histoire mais pas autant que celles là. Ces deux là ont la même racine.

  • CL : Du coup en ce qui concerne la composition, tous tes textes sont-ils auto-biographiques ?

V: Oui tout à fait. Ça peut venir de n’importe quoi mais en tout cas ce qui m’inspire c’est précis. Par exemple dans « Pas là » ce qui m’inspirait c’était de chercher sur le canapé cette personne qui n’est plus là. Comme je le disais c’était très précis. C’est ma main sur le canapé qui cherche cette personne qui était là quelques jours avant. Cette image précise j’essaie de la retranscrire le plus fidèlement possible.

  • CL : C’est difficile pour toi de te dévoiler dans tes morceaux et de les interpréter par la suite sur scène ?

V: Non. Quand je commence à jouer tout s’arrête. Franchement je suis plutôt pudique sur ma vie privée. Mais les chansons c’est différents. J’éprouve même du plaisir à me livrer sur scène. Du moment où je monte sur scène je sais que ça va fonctionner.

  • CL : C’est plus compliqué de se livrer en interview ?

V: Ouai sauf sur des détails techniques. Là par exemple, on parle beaucoup de technique et je suis très à l’aise d’ailleurs. (rires)

  • CL : Sur tes morceaux tu emploies beaucoup le troisième degrés. C’est un forme de carapace ou tout simplement ta manière d’être ?

V: C’est un peu de tout ça à la fois. C’est aussi cette philosophie d’ « Idée Blanche » qui est de prendre la hauteur par rapport à ces événements. Ne pas s’enfermer dans un sens ou dans un autre. Le troisième degrés m’aide à prendre de la hauteur. Rien n’est grave dans ce que je chante, mais se détacher de tout ça c’est essentiel et c’est ma manière de le faire.

  • CL : Parlons de ton parcours. Tu dis ne pas avoir officiellement appris à jouer d’un instrument. Comment as tu appris et qu’est ce qui t’a donné cette envie ?

V: Ce qui m’a donné envie de jouer c’est mon papa. Il joue de la guitare et m’a fait essayé. Cela m’a pris du temps mais j’ai tout fait pour faire sonner la guitare comme je le voulais. C’est vrai que je ne sais pas lire la musique et c’est un complexe quelque part mais j’ai toujours essayé de faire avec. Mais ça me confère aussi une certaine liberté dans la composition, il n’y pas de côté visuel, seulement ce que j’entends. La musique se fait à l’oreille avant tout.

  • CL : On parle beaucoup de toi comme étant la révélation de l’année. Comment vis-tu tout ça ?

V: Je le ressens pas. On me le dit mais c’est un mot qu’on entend tellement de fois de l’année que je ne pense pas que ça veuille dire grand chose. Ça arrive qu’on me le dise mais je pense que ça ne change pas grand chose. Une révélation, si s’en est vraiment une, c’est sur plusieurs années. Je suis encore trop jeune pour me considérer comme ça. Il y a un intérêt, je le sens mais tout est provisoire. L’avenir nous le dira.

 

 

Retrouvez notre report du premier concert de Vianney du Café de la Danse à Paris.

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